Nimona a le chic pour la bagarre, les plans diaboliques et le chaos en règle générale. Elle a convaincu Lord Ballister Blackheart de la prendre comme assistante. Leur mission : prouver au royaume que Sire Ambrosius Goldenloin et ses camarades de l'Institut ne sont pas aussi irréprochables qu'on le pense. A eux deux, ils mènent une vendetta impitoyable et explosive. Lord Blackheart découvre alors que les pouvoirs de Nimona sont aussi troubles que son mystérieux passé.
Trahisons ! Dragons ! Savants fous ! Révélations ! Voilà ce qui vous attend, entre autres, dans cette aventure subversive et pleine d'humour, créée par ND Stevenson, diffusée sur son blog et déjà multiprimée aux États-Unis.
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Le film Nimona est l'un des rares longs métrages récents à m'avoir réellement touché. Tout m'a plu. L'univers, les personnages, l'histoire, les thèmes abordés, comment ils le sont, l'animation, etc. C'est, pour moi, l'un des meilleurs films d'animation de cette dernière décennie.
C'est pourquoi, lorsque j'ai découvert que, avant d'être un film, cette histoire était avant tout une web série, devenue bande dessinée, je me suis ruée en boutique afin de la découvrir. Et je n'ai pas été déçue !
Le ton notamment change énormément de la B.D au film. Le format papier est plus humoristique et extravagant avec une pointe de sujet plus sombre comme une histoire d'expériences secrètes, de poison mortel et d'organisations corrompues. Il y a même beaucoup de morts lors des batailles, contrairement au film qui, paradoxalement, aborde des sujets bien plus sombres tels que la dépression, avec une pointe d'humour parfaitement dosé.
Là où la B.D perd un peu en caractérisation des personnages et en profondeur, elle gagne en humour et en richesse de l'univers. Le film, quant à lui, a été obligé de tout résumer, voire même de supprimer des personnages.
Les deux médias offrent donc deux expériences bien distinctes, l'une plus « fun » et l'autre plus « sombre » en utilisant la même trame scénaristique (qui sont vraiment les méchants ?) et le même univers médiéval/futuriste. À titre personnel, j'ai adoré les deux, même si le film m'a bien plus émue, notamment avec la caractérisation du personnage de Nimona.
Nimona est bien plus impertinente dans la B.D et, même si l'on en apprend plus sur elle dans le format papier, étrangement, on comprend un peu moins ce qu'elle a dans la tête. C'est un peu comme si tout l’indifférait. Là où, dans le film, elle est bien plus complexe, ce que j'ai préféré (même si j'adore la Nimona de la B.D qui me fait beaucoup rire).
Lord Ballister, contrairement à son alter ego Netflix, assume parfaitement le fait d'être un méchant. J'adore tout autant cette version que l'autre car les deux apportent quelque chose de bien différent à leur histoire respective. Dans la B.D, il est plus sarcastique et n'hésite pas à provoquer la directrice. On sent qu'il en veut à l’institut et qu'il fera tout pour la détruire.
Sa relation avec Nimona est tout autant adorable que dans le film et j'ai pris beaucoup de plaisir à les voir évoluer l'un avec l'autre dans des petits moments malheureusement coupés du long métrage comme, par exemple, lorsque Nimona se fait passer pour son fils lors d'une foire scientifique.
Sire Ambrosius est un peu plus effacé dans la B.D. Orphelin comme Ballister (contrairement au film où il est l'héritier de la grande Glorette), ils ont grandi ensemble et leur relation – parfaitement assumée dans le film – n'est ici que légèrement suggérée. Il est le héros « parfait » et assez naïf, ce que j'ai trouvé un peu dommage. Je dois avouer que je préfère sa version cinéma où on le voit en proie au doute.
La directrice est, pour ainsi dire, assez absente. Elle n'apparaît que quelques fois dans l'histoire et n'est là que pour incarner la méchante. Il y a bien une allusion au fait qu'elle serait elle-même un « monstre non-humain », mais cela ne va pas plus loin. Ici aussi, je préfère sa version long métrage.
S'il y a un personnage que je regrette dans le film, c'est bien le Dr Blitzmeyer ! Comme la directrice, elle n'apparaît pas souvent dans la B.D mais chacune de ses apparitions est mémorable et j'ai adoré son « je m'en foutisme » assumé.
Je comprends néanmoins sa disparition de la version cinéma et la salut même, car son absence a donné lieu à l’une des meilleures scènes du film, selon moi.

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