mardi 3 mars 2026

Le Clan des Faes

 


Elle déteste tout ce qu’il représente. Lui, vénère chacun de ses pas. Ree hait Noël… et les elfes. Alors, lorsque son père recueille l’un d’entre eux, blessé, trois semaines avant les fêtes, elle voit rouge. Surtout quand l’inconnu, rebaptisé Angel, s’installe chez eux et comble le vide laissé par son frère décédé… Peu à peu, la jeune femme découvre qu’Angel appartient à un monde régi par des lois ancestrales et cruelles, où le pouvoir se conquiert dans le sang. Un monde que Ree craint mais qu’elle va devoir affronter pour apprivoiser l’étincelle de magie qui s’éveille en elle. Mais à mesure que la colère gronde dans le clan des faes et que les secrets remontent à la surface, Ree doute. Qui est vraiment Angel ? Et si sa présence auprès d’elle n’était pas le fruit d’un hasard ?

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Cela sera certainement la chronique la plus courte que je ferais… car oui, j’en ai déjà écrit une sur cette histoire… lorsqu’il était encore publié sur Wattpad ! Et quelle histoire ! Je l’ai adoré de bout en bout, suivant assidûment la vie de Ree et Angel au fil des chapitres, que l’auteur avait écrit au jour le jour, durant tout le mois de Décembre… Une prouesse !


Après ma lecture, je déplorais le fait de ne pas l’avoir dans ma bibliothèque. Grâce aux éditions HEA, c’est maintenant chose faite !
Merci ! 💖

Pour ce qui est de l’histoire et des personnages, heureusement, rien d’important n’a été changé et le rythme reste celui d’un chapitre équivalent à un jour. Quelques erreurs – compréhensibles vu le rythme de publication – ont été corrigées. Bon, il reste le fameux mot que je hais (qui commence par « B » et finit par « aiser », vous voyez ?), mais que voulez-vous, chacun ses goûts après tout lol Cela n’a pas gâché le reste de ma lecture pour autant.
Le tout a été enveloppé par un jaspage hivernal et une couverture des plus magnifiques, illustrée par Andrea Corsini.
À l’heure où les couvertures en I.A générative – toutes semblables et rébarbatives – envahissent le monde de la littérature (et je ne parle même pas de certains romans écrits… ), j’ai été plus que ravi de voir une véritable illustration, originale et merveilleusement adaptée à cette histoire de Noël plus qu’atypique.
Un magnifique livre pour votre bibliothèque !

Pour conclure, je ne saurais que trop vous conseiller ce roman. Que ce soit pour Noël, emmitouflé dans un bon plaid, dans le bus pour aller au travail ou sur une serviette de plage, il saura vous accompagner partout et vous faire voyager dans une Amérique assez éloignée des clichés habituels, côtoyant des êtres marginaux sublimes et dangereux, venus d’un autre temps.
J’attends les autres tomes de cette série avec impatience !
Shadow ! 💖

Gifs = Bambi 2 ; La momie ; Tales of Zesteria

mardi 3 février 2026

La passe-miroir - Tome 1

Série en cours.

Le premier volume de la saga fantastique devenue culte, maintenant en bande dessinée.

Lorsque sa famille la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons, Ophélie doit tout quitter pour le suivre jusqu'à la Citacielle. À la cour du seigneur Farouk, les apparences sont trompeuses et les intrigues parfois mortelles...

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Cela sera une courte chronique car, forcément, j’en ai fait une complète sur les fantastiques romans à la base de cette bande-dessinée. En adoratrice de la Passe-miroir que je suis, je n’ai pu m’empêcher de me jeter sur cette nouvelle sortie ! Le passage d’un média à un autre n’est pas toujours évident, alors, pour cette pépite de la littérature française, est-ce une réussite ? Nous allons voir cela tout de suite.
C’est reparti pour le Pôle !

J’avais peur, je l’avoue, de voir chaque tome fragmenté en plusieurs BD, étirant inlassablement l’histoire comme cela se fait souvent… Et pourtant, il n’en est rien ici ! Bien au contraire ! Alors, oui, il y a beaucoup de cases par page, parfois très petites, et il faut fouiner pour y déceler chaque petit détail. Néanmoins, l’entièreté du premier roman y est retranscrit merveilleusement ! J’y ai retrouvé avec plaisir le vocabulaire si particulier des habitants de l’arche Anima et les complexités de cet univers que j’affectionne tant. Même les personnes ne connaissant pas les romans ne seront pas dépaysés car les informations y sont distillées de manières subtiles, parfois en texte, parfois en effets visuels, rendant ce monde si riche totalement digeste.
C’est fluide, c’est agréable, on se laisse porter au fil des cases sans se rendre compte du temps qui passe. Tout comme le roman, l’histoire est addictive et je pense que je ne m’en lasserai jamais !
Il va falloir nous faire des tomes bonus !

Tous les personnages atypiques que j’adorais dans les romans, sont ici sublimés par les traits de Vanyda.
Ophélie est encore plus adorable et ses moments de bravoure n’en sont que plus forts encore.
Thorn est d’autant plus irrésistiblement froid et ses petits instants de tendresses – si l’on peut appeler cela ainsi – n’en deviennent que plus adorables. (Ces petits regards en coin lààààààà 💖 )
Quant aux autres, que je ne citerai pas pour les personnes qui ne connaissent pas encore cette incroyable histoire, cela m’a fait chaud au cœur de les retrouver… et de les voir ! Surtout Gaëlle et Renard ! Ah, ces deux-là m’avaient tellement manqués !
Je regrette juste un peu le fait que l’écharpe ne soit pas souvent présente. Je pense que je ne me tromperai pas en disant que tous les adorateurs de cette série sont devenus fans de ce petit amas de tricots multicolores !
Il en faut plus pour le tome 2 !

Comme je le disais plus haut, les cases sont parfois assez petites malgré la taille du livre, ce qui rend certains détails difficiles à discerner. Certains passages sont également très sombres – Ne le lisez pas dans la pénombre comme j’ai eu la mauvaise idée de le faire ! – Malgré cela, cette bande-dessinée est une vraie pépite. Les dessins en aquarelles sont juste sublimes et rendent merveilleusement hommage aux romans. Chaque passage renferme une multitude de détails que j’ai pris plaisir à trouver. J’ai particulièrement adoré les effets graphiques pour illustrer les « lectures » d’Ophélie ! Je regrette un peu de ne pas avoir eu de grosses illustrations montrant l’inaccessible Thorn… mais ça, c’est purement mon côté fan-girl qui parle haha.
Et que dire sur les magnifiques panoramas qui nous sont offerts ! Les Arches, les villes d’Anima, le Pôle, la Citadelle… C’est un véritable dépaysement et j’ai hâte de voir les autres décors que Vanyda dessinera… comme la tour de Babel ! (Je lui souhaite beaucoup de courage, d’ailleurs ! )
Pour conclure, cette adaptation est clairement une réussite ! Que vous ayez lus les romans ou non, je ne saurais que trop vous la conseiller. D’ailleurs, si vous ne les avez pas lus par peur de l’épaisseur de chacun des tomes, je vous enjoins vivement à découvrir cette magnifique histoire sous sa forme graphique qui, au final, sublime parfaitement cet univers !
Non mais regardez moi ces merveilles !


Gifs = His dark materials ; le carnet de l’apothicaire ; Fairy Tail


jeudi 15 janvier 2026

Grimoires & Chaussettes

 

Nyaleen, Dryade et ancienne Aventurière, profitait d’une existence paisible en tant que gérante de Grimoires & Chaussettes, une boutique d’objets magiques et salon de thé dans la ville de Dristelune.

Son quotidien calme et agréable bascula lorsqu’en face de chez elle s’installa une taverne bien trop bruyante tenue par Kelrys, un Elfe-Démon avec qui elle partageait un passé houleux.

Pour couronner le tout, un nouveau donjon apparut soudain aux abords de la ville, menaçant l’arbre abritant le commerce de Nyaleen, et seul Kelrys serait en mesure de l’aider à préserver son foyer.

Sauront-ils s’allier malgré leur rivalité et ramener ensemble la paix à Dristelune ? Nyaleen parviendra-t-elle à sauver Grimoires & Chaussettes de l’influence du donjon sans sacrifier sa vie tranquille qu’elle aime tant ?

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Avec « Grimoires et chaussettes », c’est donc la quatrième fois d’affilée que je vous parle d’Axelle Colau. Est-ce que j’aime les romans de cette auteur ? Je peux difficilement le nier à ce stade. Est-ce que j’ai aimé celui-ci ? C’est un grand OUI !
Je raffole des univers à la « donjons & dragons » ! Les donjons (forcément), la magie, le langage propre au jeu de rôle papier et aux jeux vidéo type RPG… j’ai grandi avec cela. Il était donc facile de me faire embarquer dans ce roman, d’autant plus lorsque celui-ci débute par une citation de l’animé Frieren !
Cela donne tout de suite le ton

J’ai dévoré ce livre du début à la fin.
L’histoire se concentre sur les deux protagonistes principaux, mais cela n’empêche pas Axelle Colau de nous décrire un univers riche, jouant avec les codes d’un RPG médiéval avec brio et y ajoutant sa petite touche personnelle, le tout, avec humour et légèreté. Je suis particulièrement fan de toutes les petites expressions de Nyaleen ayant toutes un rapport avec le crochet.
Je me suis rapidement laissé happé par les tensions entre Nyaleen et Kelrys mais aussi par l’arrivée de ce donjon en plein cœur de leur petite et si charmante ville. Je dois avouer que j’aimerais beaucoup en voir un peu plus, pourquoi pas avec des histoires alternatives sur Solianna ou même Lurrak et leur vie d’aventuriers… mais aussi sur les parents de Kelrys… oui, j’en demande beaucoup, mais que voulez-vous, j’aime vraiment beaucoup ce genre d’univers.
Comme pour les chroniques de Zephiria, le point de vue passe de Nyaleen à Kelrys de façon fluide, illustré par un bâton de mage et une pelote de laine pour l’une et par une épée accompagnée d’une chope de bière pour l’autre. Cela permet réellement de s’attacher aux deux personnages et d’en découvrir sur eux, petit à petit, et sur l’évolution de leurs sentiments. J’avais déjà beaucoup apprécié cela dans sa trilogie, et là, s’ajoute à cela quelques chapitres « bonus » avec le point de vue de la marquise – familier de Nyaleen – mais aussi de quelques autres personnages qui suivent avec amusement les deux rivaux et leurs joutes verbales.
Et la dryade a du caractère !

Les personnages secondaires sont, certes, très effacés par rapports aux deux principaux, mais ils n’en restent pas moins que tous ont un caractère bien à eux. À travers eux, j’ai beaucoup apprécié l’ambiance chaleureuse qui règne dans la ville.
Même si je les ai tous appréciés, je n’ai pas grand-chose à dire de plus, je ne m’attarderai donc que sur la Marquise qui est la plus importante d’entre eux, finalement. Familier fidèle de Nyaleen, son côté hautain mais néanmoins protecteur envers sa coéquipière me l’a tout de suite rendu sympathique. Je l’ai trouvé assez drôle, notamment lors de ses quelques méfaits… mais je n’en dirais pas plus ici ! Elle est une compagne idéale pour la jeune dryade, l’épaulant et la protégeant, même si cette dernière n’a pas encore conscience qu’elle a besoin d’aide.
J’ai beaucoup aimé Nyaleen. Certes, elle a parfois un côté un peu arrogant – elles se sont bien trouvées avec la Marquise – malgré cela, elle a à cœur de toujours aider les autres. Elle porte en elle de lourdes blessures qui, en plusieurs centaines d’années, ont eu le temps de s’incruster durablement en elle. Malgré tout, elle tente de se relever et j’ai beaucoup apprécié ce côté de sa personnalité. Elle ne se laisse pas faire et évolue au fil du roman, apprenant à s’ouvrir un peu plus aux autres. Je dois avouer que sa passion pour le crochet… couplée à ses goûts plus que douteux, m’ont beaucoup fait rire !
Kelrys, quant à lui, est juste adorable. Il a un côté sale gamin qui m’a fait sourire. Au début, je dois avouer que cela m’a un peu énervé, mais en le découvrant, j’ai vu qu’il était bien plus que cela. Un elfe-démon attentionné, charmant, protecteur et, pour couronner le tout, un excellent cuisinier ! Des deux, il est finalement le plus réfléchi, qui l’eût cru ! Sa jovialité et son ouverture d’esprit font que, à peine arrivé, les habitants tombent tous rapidement sous son charme et... je dois bien avouer que je comprends parfaitement cette espèce d’attraction que le tavernier possède.
Un irrésistible elfe-démon

Agrémenté par les magnifiques illustrations et croquis de FaeCoeurlam, « Grimoires & chaussettes » est une véritable bouffée d’air frais dans ce monde, disons-le franchement, de plus en plus déprimant. J’ai grandement apprécié ma lecture, me laissant guider par la si jolie plume d’Axelle Colau dont je ne me lasse pas ! Je l’ai tant aimé, que plus de 300 pages, ce n’était pas assez pour moi ! J’aurais tellement voulu parcourir d’autres donjons en compagnie de Nyaleen et Kelrys !
Sur ce, il va falloir que j’aille faire quelques courses pour essayer les alléchantes recettes de muffins qui m’ont donné l’eau à la bouffe durant ma lecture !
Bon appétit !

Gifs = Frieren ; les chroniques de Lodoss ; Dragon age II ; Gloutons et Dragons

dimanche 21 décembre 2025

Pustules, entorse & Joyeux Noël !

 

Une comédie de Noël Feel-good et déjantée ! Entre Sorcières et Pères Noël, l'entente n'est pas toujours de rigueur... Un Grinch au féminin !

Miranda, vieille sorcière acariâtre détestant Noël, est bien contente de passer les fêtes seule, mais c'était sans compter sur le verglas qui l'envoie à l'hôpital. Elle en ressort affublée d'un plâtre et se voit embarquée par Ludmilla, sa sœur. Malheur, Miranda se retrouve forcée de préparer des cadeaux pour les enfants démunis de la ville. Engloutie dans l'ambiance de Noël, la vieille sorcière tente par tous les moyens de guérir afin de regagner la quiétude de son logis. Quand elle surprend les manigances de son frère, ancien apprenti Père Noël, elle voit là sa porte de sortie. Elle tente de le corrompre pour qu'il l'aide à partir au plus vite de chez Ludmilla. Bien sûr, rien ne fonctionne comme prévu.

Miranda parviendra-t-elle à préserver sa santé mentale face aux demandes déraisonnables de sa sœur obnubilée par le Père Noël ?

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Encore une fois, afin de me plonger un peu dans les fêtes, et ce malgré l’ambiance générale, je me suis de nouveau essayée au roman de Noël. C’est vers Axelle Colau que je me suis tourné (oui, encore elle 😛 ) avec ce petit roman d’une centaine de pages au ton léger et à l’univers abracadabrant.
C’est parti pour passer Noël aux côtés d’une vieille sorcière ronchonne !
Un Noël magique !

L’histoire est assez simple. En même temps, pour ce nombre de pages, PERSONNE ne s’attend à lire une immense épopée 😉 Malgré tout, je l’ai trouvé très drôle et rafraîchissante. On retrouve une famille magique où se mêlent sorcière et apprentie Père Noël avec des problèmes somme toute, assez… mortels. Il est bon de voir que, même avec des pouvoirs magiques, les relations fraternelles sont compliquées pour tout le monde haha.
Encore une fois, j’ai adoré le style narratif d’Axelle qui use de mots malheureusement oubliés de notre vocabulaire. Ceci combiné aux expressions familières réelles, ou imaginées – et plus qu’imagées également – donne une dimension farfelue à cette histoire.
Le seul point négatif, selon moi, est justement la durée de ce récit. En effet, je me suis très vite attachée aux personnages et j’aurais voulu qu’ils m’accompagnent un peu plus longtemps encore.
J’ai un faible pour les sorcières farfelues

Commençons par les personnages secondaires.
La plus importante, Ludmilla, est la sœur de notre héroïne. Effrayée par la magie à cause d’un accident étant jeune, elle est l’exact opposé de sa sœur. Lumineuse, toujours joyeuse, généreuse et adorant Noël, sa maison ressemble à une véritable vitrine de Noël. Ses réactions à la Sarah Bernhardt m’ont fait mourir de rire autant qu’elles m’ont agacée… oui, même si j’adore Noël, je suis plus proche de la sorcière que de madame guimauve et son chien pelucheux hihi.
Fergus, leur frère, forme un parfait duo avec son époux Lilian. L’un est un ancien apprenti Père Noël renfrogné et un poil magouilleur sur les bords, tandis que l’autre est plein de joie de vivre et très amusé par les tours de sa belle-sœur. J’ai beaucoup aimé leur petit couple, l’un énervant notre héroïne là où l’autre l’attendrie.
D’autres personnages apparaissent dans l’histoire mais trop peu de temps pour que je me forge un avis les concernant… même si Owen et son passé commun avec l’héroïne de cette histoire m’intriguent au plus haut point.
Nous en arrivons donc à cette dernière. Miranda est une vieille sorcière vivant dans le passé, recluse dans sa petite maison, à élaborer des potions et des sorts que peu de gens utilisent encore. La technologie ayant, depuis longtemps, pris une grande place dans le quotidien de la population. Miranda est un véritable Grinch au féminin (c’est d’ailleurs écrit dans le résumé, et je suis plus que d’accord avec cette affirmation). Sous ses airs de vieille aigrie se trouve en réalité une femme aimant sincèrement sa famille, autant qu’elle aime la magie et les anciennes traditions. Malheureusement, tout cela s’oppose drastiquement avec la façon dont son frère et sa sœur acceptent et épousent leur époque. J’ai adoré découvrir cette sorcière. Elle m’a beaucoup fait rire, vestiges d’un passé magique oublié au milieu d’une maison toute mielleuse de décorations de Noël modernes.
En même temps… il y a de quoi détester ces maudites guirlandes !

« Pustules, entorse et Joyeux Noël » est une jolie histoire de Noël mêlant modernité et conte traditionnel qui, j’en suis sûre, saura vous enchanter. C’est un livre court (et pas cher ;) ) mais riche en personnages attachants et en rebondissements. Même si je regrette de ne pas en avoir plus, j’ai beaucoup apprécié ma lecture !
Aller, prochaine lecture, je reste avec Axelle Colau encore un peu !
Que voulez-vous, j’adore ses romans 😜

Gifs = Le voyage de Chihiro ; Rebelle ; Sabrina, l’apprentie sorcière ; Le Grinch

dimanche 16 novembre 2025

Chroniques de Zéphiria - Tome 3 - Saphir

 


Je l’avais repoussé deux ans plutôt, mais aujourd’hui, le Dragon me rattrapait...

« Seul l’héritier ayant le meilleur partenaire pourra devenir le souverain de Zéphiria. »

Le dernier décret édicté par mon père avant sa mort nous prend tous par surprise. La Reine et mon demi-frère tentent très vite de m’écarter de la compétition en manipulant la Sélection des prétendants.

Ryuu, Dragon étésien et prince renégat d’Amikaze, est devenu un héros acclamé par le peuple de Zéphiria. Sous l’impulsion de mes alliés, il rejoint la cohorte de mes soupirants. Notre compatibilité magique perturbe mon mana et mon cœur. Bien que je l’aie repoussé deux ans plus tôt, mon pouvoir de Devineresse me souffle qu’il est la clef de mon ascension et de mon bonheur.

Parviendrai-je à déjouer les complots de la Reine pour enfin m’asseoir sur le trône ? Devrai-je suivre mon instinct et me lier à Ryuu afin de sauver mon Royaume ?


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D’abord, une petite mise au point : La fantasy, c’est un immense genre artistique qui regroupe tout un tas de sous-genres comme la « Dark fantasy », l’« Heroic fantasy », la « Fantasy historique », l’« Urban fantasy », et même de la « Space fantasy » qui mélange SF et fantasy. Et il en existe une multitude qui se mêlent à d’autres genres pour nous offrir encore plus de perspectives et d’histoires incroyables ! Bref, c’est un pan de la littérature de l’imaginaire, où la magie, le surnaturel, est généralement accepté par les protagonistes. Cela fait partie intégrante de l’univers.
Donc, partant de ce postulat, dire que « Les chroniques de Zéphiria » n’est pas de la fantasy, c’est juste de l’élitisme absurde et une façon malhonnête de désavouer une œuvre qui ne vous a pas plu. Cette trilogie EST de la fantasy, dans le sous-genre « Romantasy ». Autrement dit, de la fantasy avec une importante partie romance. Ce n’est pas mon avis, ni mon ressenti, c’est la définition même de ce genre artistique : Zéphiria est un monde où « la magie fait partie intégrante de l’univers. » C’est donc comme cela.
Je n’arriverai jamais à comprendre ce besoin vital de faire de son propre ressenti une espèce de vérité universelle que tout le monde se doit d’accepter, le tout en insultant l’œuvre, l’auteur et les lecteurs qui osent l’apprécier…
Pourquoi ?

Cela étant dit, rentrons dans le vif du sujet : Le final de cette trilogie !
En ce qui me concerne, je ne suis pas déçue, vous l’aurez aisément deviné. Ce tome nous fait rentrer en plein cœur des intrigues de la cour, pour mon plus grand plaisir. Depuis le temps que j’attendais d’enfin voir Saara rentrer dans le lard de cette satanée reine ! Bon, j’ai eu un peu de compassion pour cette dernière dans le premier tome, mais ce sentiment est vite passé avec les suites !
Comme à son habitude, Axelle Colau nous embarque dans son univers plein de magie qui, personnellement, m’enchante totalement. On en découvre même un petit peu plus sur leur voisin et j’avoue avoir hâte d’en voir plus sur ce monde.
Avec les sirènes et les licornes !

J’attendais avec impatience cette histoire sur Saara. Depuis le premier tome, elle est mon personnage préféré et la voir évoluer au fil du temps était un véritable plaisir.
Comme toujours, la plume d’Axelle Colau est agréable à lire. Ce n’est ni trop simple, ni trop complexe. On se laisse aisément happer par l’histoire, enchaînant les chapitres sans s’en rendre compte. (Petit exemple : se coucher à 22h en se disant « aller, un ou deux chapitres et dodo ! » et éteindre finalement la lumière à… 4h du matin ? Oups). Les pronoms personnels changent également en passant de Saara (1ère personne du singulier) à Ryuu (3ème personne du singulier), ce qui, une fois encore, nous aide à bien savoir de quel point de vue nous nous trouvons, en plus de jolis dessins de couronne et de dragon. J’aime beaucoup ce procédé qui nous permet d’en découvrir un peu sur les deux personnages, notamment leurs pensées, mais également d’être témoin de leur évolution au fil du récit.
Cette fois-ci, pas de voyage à travers Zéphiria, tout du moins, très peu. Le récit se concentre principalement au château et… il y a de quoi faire ! Entre toutes les intrigues, les traîtres, les épreuves des prétendants, la guerre entre Saara et Toma pour accéder au trône… Il y a de quoi ne pas s’ennuyer.
J’ai particulièrement apprécié les pages des journaux de Zéphiria entre deux chapitres. Ces petits interludes m’ont vraiment fait plonger les deux pieds en avant dans cet univers, le rendant encore plus plausible à mes yeux.
Et, même si je savais que ce serait une happy end, (Je veux dire.. c’est une romantasy. Qui s’attendait réellement à autre chose ? Le genre littéraire veut ça. Personne ne regarde un téléfilm de Noël en espérant voir un film d’horreur… ) je dois avouer que je ne m’attendais pas à un tel évènement pour conclure. Saara m’a réellement surprise pour le coup, dans le bon sens du terme.
Une vraie guerrière !

Nous retrouvons beaucoup de personnages des anciens romans, pour mon plus grand plaisir ! Et nous en découvrons un peu plus sur certains d’entre eux, notamment Alban que j’ai trouvé adorable. Certains nouveaux venus m’intriguent énormément, comme une personne aux yeux gris ainsi que les membres d’une délégation… mais je n’en dirais pas plus pour le moment.
Bien entendu, tout se joue principalement avec les deux personnages principaux de cette histoire :
La princesse Saara a tellement évolué depuis le premier tome ! Après avoir subi des tentatives d’assassinats, des insultes, des rabaissements, elle ne s’est pas laissée abattre et les épreuves qu’elle endurera encore dans ce tome ne la rendront que plus forte ! Elle est une princesse jusqu’au bout des ongles. Belle, élégante, raffinée… Mais aussi courageuse, intelligente, inventive et généreuse. J’ai adoré la voir prendre les devants, aussi bien en tant que princesse qu’avec son prétendant favori. Et sa façon magistrale d’envoyer bouler un certain noble ! J’étais aussi pliée de rire que Leonora et Évangéline !
J’adorais déjà Ryuu dans le tome 2, mais force est de constater que son évolution durant les années séparant les deux histoires me l’ont rendu irrésistible. J’aime son côté stoïque qui n’ouvre la bouche que pour mieux achever son adversaire en quelques mots seulement. Il est courageux, intelligent, fort et, plus important que tout : Respectueux ! Jamais il ne demanderait à sa princesse d’être quelqu’un d’autre pour lui. Il l’aime ainsi, sans fioriture, sans faux semblant. Il ne la force à rien, attends patiemment qu’elle lui donne son accord. Bien sûr, il n’est pas passif pour autant et ses petites attentions discrètes, sans en faire trop ni donner l’impression à Saara d’être prise à la gorge, sont juste parfaites. J’ai également beaucoup apprécié sa façon de se lier aux autres membres de « l’équipe de Saara », notamment avec Évangéline. Ces petits moments lui ont donné quelques traits de caractère surprenants qui ne me l’ont rendu que plus adorable encore.
Malgré des débuts difficiles dans le tome 2 et des quiproquos assez frustrants pour la pauvre lectrice que je suis, leur relation évolue parfaitement, sans dominance de l’un ou de l’autre. Chacun apporte à l’autre quelque chose et les deux se complètent parfaitement. Contrairement à Yorgen et Évangéline ainsi que Leonora et Victor, j’ai trouvé ce couple bien plus doux, tendre, avec quelques moments de passion, bien évidemment, mais surtout énormément de tendresse et de respect concernant leurs rôles respectifs. On ne se comporte pas de la même façon envers une princesse que l’on courtise qu’envers une femme noble du même rang que vous ou qu’une gardienne. J’aime énormément ce genre de dynamique.
Ils sont adorables 💖

Toujours accompagné par les magnifiques illustrations de Yüka (Astra Studio), cette dernière aventure au cœur de Zéphiria m’a transporté ! Ce monde est réellement enchanteur et je ne me lasse pas de le découvrir un peu plus au fil des tomes.
En revanche, j’en veux énormément à Axelle Colau de nous avoir laissé sur un tel cliffhanger. C’est horrible de nous faire ça ! Il va falloir que j’attende pour la suite maintenant ! C’est trop dur ! D’autant plus que, depuis le tout premier tome, je me languis de visiter les autres pays de cet univers… 2026… c’est trop loin ! Et puis quel mois d’abord ? Hein ? Vraiment, c’est terriblement machiavélique de nous faire ça !
Méchante !

Gifs = Big bang theory ; Le voyage de la licorne ; Vaiana ; Alerte rouge ; Raisons et sentiments (2009)

dimanche 12 octobre 2025

Chroniques de Zéphiria - Tome 2 - Ambre

 

Afin de protéger la Princesse, je suis prête à supporter ce Mage frivole qui m'attire bien trop pour mon propre bien.
Je m'étais promis de ne plus jamais tomber dans son piège... Un baiser et tout bascule.
Devenue Gardienne exclusive de la Princesse Saara, je voyage à ses côtés et ceux de Victor Seymour à travers Zéphiria pour répandre une technologie innovante.
Malgré l’attirance irrésistible que j’éprouve pour lui, Victor m’horripile autant que les fourmis rouges de mes îles natales. Unis par un Pacte magique défectueux, le désir entre nous me rend folle de rage, car je suis la seule à en subir les conséquences.
Entre les tentatives d’assassinat et les mauvaises nouvelles concernant le Roi, la mission de Saara semble périlleuse.
Parviendrai-je à passer au-dessus de ma colère pour dénicher la vérité sur ce Pacte ? Arriverons-nous à déjouer les plans de la Reine tout en protégeant la Princesse ?

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J’avais dévoré le tome 1 des chroniques de Zéphiria, aussi, lorsque j’ai vu Axelle Colau en salon avec les tomes 2 et 3, je lui ai sauté dessus ! (Pas littéralement… mais presque !).
Sa plume est toujours aussi enchanteresse, à l’image de ses héros et je ne me lasserai pas de ce que son imagination fait naître au fil des pages.
C’est un réel bonheur de retourner dans ce monde où la magie est une technologie à part et où les intrigues de la cour donnent lieu à des romances magnifiques et, surtout, atypiques !
De quoi ravir mon cœur romantique !

Autant, dans le tome 1, la romance prenait le pas sur les intrigues politiques de Zéphiria (même si elles prenaient une part importante de l’histoire), autant, dans le tome 2, c’est l’inverse ! Non pas que la romance soit inintéressante, bien au contraire (j’en parlerai plus bas), mais tout commence par le besoin de protéger la princesse Saara, de sauver son père et tout le royaume avec eux. J’ai adoré voir des affaires, débutées dans le premier roman, trouver ici un dénouement ou, mieux encore, se complexifier davantage pour le livre qui va suivre.
Cette aventure nous conduit aux quatre coins de Zéphiria, nous faisant découvrir, en détails ou plus brièvement, des lieux simplement évoqués pour l’histoire d’Évangéline et Yorgen. Nous sortons même du royaume à quelques reprises, ce qui ne me rend que plus curieuse encore sur tout ce qui peut bien se passer en dehors des frontières !
J’aime vraiment beaucoup cet univers qui, loin de ce que l’on voit habituellement, possède ses propre lois, sa propres logique. En fait, je vais peut-être aller loin pour certains et certaines, mais je trouve qu’il y a un peu de Terry Pratchett dans cette façon de faire, et j’adore cela !
Cela donne envie de tout découvrir !

Je ne peux pas parler de tous les personnages apparaissant dans le roman, au risque de vous spoiler quelques belles surprises, mais j’ai retrouvé avec une grande joie la princesse Saara, qui accompagne le petit couple de ce tome. Enfin… c’est plutôt eux qui lui servent de garde rapprochée, en réalité. La princesse est certainement l’un de mes personnages préférés et j’ai hâte d’en découvrir plus sur elle dans la suite !
La narration passe du point de vue de Leonora, à la première personne, à celui de Victor, à la troisième personne. Cette distinction dans le sujet employé aide tout de suite à savoir où l’on se trouve, ce qui est très appréciable, tout en nous permettant de voir ce que Leonora ignore… et inversement… car tous les deux ont des secrets l’un pour l’autre, secrets qui, bien entendu, les empêchent de laisser libre cours à leurs sentiments.
J’avais beaucoup aimé Leonora dans le tome précédent et j’ai encore plus aimé ce que j’ai découvert d’elle dans celui-ci. Étant l’une des protagonistes principales, on en voit plus de son caractère nuancé mais aussi de son peuple et de ses origines qui expliquent un tas de choses. Cette garde d’apparence froide est bien plus complexe qu’il n’y paraît et cache au fond d’elle des sentiments anciens et forts qui ne la rendent que plus attachante à mes yeux.
Victor est, finalement, bien loin du Don Juan insouciant dépeint dans l’histoire de sa sœur. Le médicomage est d’ailleurs le personnage le plus secret de cette histoire, mais pour d’excellentes raisons ! Sous ses airs frivoles se dissimule en réalité une personne sérieuse, consciente de ses responsabilités et ayant à coeur le bien-être des gens dont il a la charge, ainsi que ses proches.
J’ai beaucoup aimé leur dynamique, qui va dans le sens opposé à toutes les romances que l’on peut voir habituellement. Ici, c’est la femme la plus forte, la plus grande et la plus à même de protéger tout le monde et c’est l’homme le plus « chétif », petit et prompt à soigner les autres dès qu’il y a besoin. C’est un vrai bol d’air frais, car cela est fait de manière totalement naturelle, sans appuyer grossièrement sur ces traits, et sans les mettre en avant comme on peut parfois le voir dans des productions dites « inclusives ». Tous les deux se complètent à merveille et évoluent, ensemble, dans un respect et une confiance mutuels aussi bien professionnels que personnels, malgré des débuts compliqués.
Et c’est peu de le dire !

Encore sublimé par les illustrations de Yüka (Astra Studio), cette nouvelle aventure au coeur de Zéphiria m’a, une fois de plus, enchantée. Il diffère du tome 1 de bien des façons, notamment avec une politique bien plus présente, mais cela ne m’a absolument pas dérangée, bien au contraire.
Alors, oui, j’ai vu des commentaires criant au scandale sur le côté « nunuche » des histoires, mais Zéphiria n’a jamais eu pour vocation d’être de la « High fantasy » ou de la « dark fantasy ». Prenez donc cette jolie trilogie pour ce qu’elle est : De la « romantasy » (romance dans un monde fantasy) sans prétention, de belles aventures avec des personnages attachants, sans prise de tête, avec juste ce qu’il faut pour vous tenir en haleine tout en vous faisant rire et frémir. Personnellement, j’ai hâte de me plonger dans le tome 3 pour retrouver mon personnage préféré !
Et un dragon que j’aime déjà beaucoup !


Gifs = Poucelina ; Fantaghiro ; Anastasia ; La demoiselle et le dragon

samedi 9 août 2025

Stray gods : Orpheus

 

Quand, depuis toujours, ce sont les Moires qui écrivent votre histoire, que se passe-t-il lorsque vous prenez la plume ?

Incarnez Orphée dans ce scénario inédit de Stray Gods : le jeu de rôle en comédie musicale ! Orphée pensait avoir lu le dénouement de son histoire... jusqu'à ce que Hermès décide de la ramener parmi les vivants. Avec son soutien, guidez Orphée dans le dédale des choix des mortels : amours, espoirs, instruments de musique...

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J’ai hésité à faire une critique sur ce DLC. Non pas que je ne l’ai pas aimé, mais c’est surtout qu’il est affreusement court ! En réalité, loin d’être une aventure complète, j’ai surtout eu l’impression qu’il s’agissait juste d’un prologue.
Étant donné qu’il s’agit d’un DLC, les graphismes et le gameplay ne changent pas, aussi je ne m’étendrai pas dessus. En revanche, il y a des choses à dire sur les musiques, l’histoire et les personnages, aussi courte cette aventure soit-elle.
Alors en route !

Les nouvelles musiques sont majoritairement de véritables réussites, tout comme pour le jeu de base. J’ai juste plus de mal avec celles du bar, les duos ne vont pas à Orphée, c’est une certitude. Il est toujours possible de changer le rythme et même les paroles avec nos choix, au point qu’il m’a fallut plusieurs parties pour découvrir certains d’entre eux ! J’ai particulièrement aimé celle du speed dating, qui m’a fait mourir de rire, ainsi que celle du concert qui a rejoint les autres chansons du jeu dans mon téléphone.
Dans sa version « intense », cela va de soi !

Apparemment, David Gaider était toujours à la tête du scénario pour ce DLC et… argh, je suis assez déçue. En soi, l’histoire n’est pas réellement mauvaise, mais trop courte et bien moins étoffée que dans le jeu de base !
Alors, oui, c’est un DLC et Stray Gods a déjà posé les bases de ce monde, néanmoins, beaucoup de choses ont changé depuis la fin du premier jeu et, mise à part quelques phrases de dialogues, par ci par là, il n’y est pas vraiment fait référence. Pire, il y a même des incohérences ! Peu, certes, mais tout de même, cela gâche un peu le travail effectué en amont.
Par exemple : Lors du speed dating, suivant vos choix, Orphée parle de Médusa, de sa rencontre avec elle il y a 2000 ans, etc. Puis, si vous la croisez plus tard (toujours suivant vos choix)… il ne se souvient pas d’elle ? Enfin si, mais c’est flou… et pas du tout en adéquation avec ce qu’il disait dans la précédente chanson… Avec Grace, cela fonctionnait car elle n’y connaissait rien à la mythologie grecque. Mais Orphée… Il l’a littéralement vécu !
J’ai aussi regretté le manque de cohérence avec la mythologie, justement, qui était une part importante du jeu de base.
Notamment le fait qu’Orphée est en réalité le fils du roi de Thrace Œagre… et de la muse Calliope ! Calliope ! L’élément central du premier jeu ! Il y a même une option pour draguer Grace… autrement dit… Calliope ! Syndrome d’Œdipe, tout ça… Lors d’une chanson, suivant vos choix, Orphée appelle également Apollon « père ». En soi, ce n’est pas totalement faux car, toujours dans les mythes, le Dieu est un peu devenu le père spirituel du barde. Néanmoins, aucun de ces liens, que ce soit pour Calliope ou Apollon, ne sont vraiment creusés, ni utilisés, … Je trouve cela vraiment dommage.
Tout va également bien trop vite. Alors, oui, encore une fois, c’est un DLC, mais Pan aurait pu faire son retour pour organiser le concert d’Orphée, par exemple. Cela aurait été logique compte tenu de ce qu’il devient par la suite. Au lieu de cela, nous avons droit à une simple transition « téléphone portable ».
Tout cela pour aboutir à trois fins totalement ouverte, qui ne concluent rien du tout, bien au contraire. Enfin si, l’une d’elle est une vraie fin, mais les deux autres sont en réalité le début d’autre chose… et c’est cela que j’aurai aimé voir ! Sans compter que, dans le résumé tout comme le trailer et le début du jeu, on nous vends une quête de l’amour… pour finalement n’avoir que des options de drague sans aucune conséquences si ce n’est des dialogues rigolos et des râteaux à la chaîne. Pourquoi ?
Malgré tout, je ne peux pas dire que j’ai passé un mauvais moment. Comme je l’ai dit, l’histoire d’Orphée est tout de même intéressante et on se laisse rapidement porté par elle et les musiques qui la ponctue. Je pense simplement qu’ils ont voulu aller dans trop de directions en même temps, ce qui nous laisse un goûts de « trop peu » et d’inachevé.
Au suivant

L’histoire se concentre principalement sur Orphée, forcément. En général, je ne suis pas spécialement fan des personnes imbues d’elles-mêmes comme peut l’être le barde parfois, mais son histoire avec Eurydice, la façon dont cela l’affecte et son désir de vouloir trouver sa place le rendent très attachant malgré tout. Il faut l’avouer, ses réactions face à notre monde moderne et lors du speed dating ont joué une grande part dans la sympathie que m’inspire ce personnage.
Les autres sont, finalement, assez anecdotiques. On pourrait dire que l’histoire se découpe en trois parties, chacune d’elle faisant apparaître un personnage du premier jeu, avec Hermès en ligne conductrice. Néanmoins, ils ne sont pas plus creusés que cela. On n’en apprend pas plus sur eux, sur leur vie, leurs envies, etc. Leur passage dans la vie d’Orphée n’est qu’une excuse pour une nouvelle chanson et pour passer à l’étape suivante. C’est dommage. J’aurais beaucoup aimé de vraies interactions avec eux. Et, pourquoi pas, une conclusion à leur histoire en les romançant !
(Sauf Grace, pouvoir la draguer était une très mauvaise idée de la part du studio, même si cela ne mène à rien… c’est dérageant… c’est sa maman ! )
Je déplore également l’absence des quatre personnages principaux du premier jeu. Alors, oui, suivant nos choix cela aurait pu être compliqué, mais Perséphone et Freddie auraient pu faire une apparition au tout début, Pan pour le concert, comme je l’ai dit plus haut, et Apollon après le speed dating, pourquoi pas, donnant des conseils à Orphée pour trouver sa voix comme le père spirituel qu’il est censé être ?
Apollon me manque, j’avoue

Au final, je ne peux pas dire que je n’ai pas apprécié ce petit plus, mais je pense qu’il aurait gagné à être un jeu complet à part entière, quitte à repayer 30€ ! Il y a trop à dire sur Orphée et sur les autres personnages du jeu pour tout rentrer dans un simple DLC, et cela se ressent !
J’ai passé un bon moment, j’ai bien ri, j’ai bien chanté, mais 10€, c’était cher payé pour une histoire trop courte qui n’est, en réalité, qu’un prologue à une aventure bien plus intéressante que j’aurais aimé voir.
C’est donc une bonne histoire, avec beaucoup de potentiel, mais, selon moi, bien trop incomplète.
J’aurais aimé passer plus de temps avec le barde

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5 points positifs :

- Orphée
- Les chansons
- L’humour
- L’univers
- La direction artistique












5 points négatifs :

- L’animation
- Le manque de personnages
- Le manque d’interaction avec ceux présent
- La durée
- Le prix


Gifs = Stray Gods : Orpheus