dimanche 10 mai 2026

Beyond Good and Evil

 


La planète Hillys est menacée par une terrible guerre.
Jade, une jeune reporter d'action, est déterminée à libérer son peuple. Elle va s'engager dans une aventure palpitante pour faire éclater la vérité.


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Il est des jeux qui vous marquent à vie, même si vous ne les avez faits qu’une seule fois. Beyond Good and Evil est de ceux-là pour moi. Aussi, lorsque j’ai vu qu’il existait une version remastérisée, avec du contenu bonus, j’ai sauté sur l’occasion ! J’ai le jeu sur PS2 depuis sa sortie, mais je ne résiste que difficilement à du contenu bonus.
Je suis faible

Difficile de juger les graphismes d’un jeu de 2003, sans regarder ce qu’il se faisait déjà à l’époque. Dans les plus connus, nous avons donc « Prince of Persia : Les Sables du Temps », « Star Wars: Knights of the Old Republic », « Ratchet and Clank 2 » ou encore « Rayman 3: Hoodlum Havoc ». Je pense que l’on peut donc dire que Beyond Good and Evil n’a pas à rougir de la comparaison avec ces grandes licences. Le jeu est beau, pour l’époque, fluide et la direction artistique est unique et bien pensée. Vraiment, c’est un petit bijou des années 2000 que j’ai eu grand plaisir à le redécouvrir.
Les musiques sont également très bonnes, donnant une ambiance bien spécifique à chaque lieu que le joueur visite. Que ce soit les mélodies douces du phare, celles plus industrielles de la Fabrique ou celles pesantes de la base lunaire, chacune nous emporte dans une atmosphère qui lui est propre.
Mention spécial au jingle du garage Mammako

L’histoire est à la fois le gros point fort et le gros point faible du jeu. J’entends par là qu’elle est vraiment géniale avec cette invasion de la planète par une force alien, les DomZ, et les enquêtes que Jade doit mener afin de découvrir la vérité sur cette menace. Toutes les révélations nous emmènent petit à petit dans une toute autre réalité extrêmement intéressante. L’univers est très bien développé. La ville est vivante et évolue au fur et à mesure des révélations. Vraiment, j’ai énormément accroché !
Alors, quel est le problème ? C’est trop court ! Beaucoup trop court ! J’en veux plus ! Plus de missions, plus de révélations, plus de villes, plus de planètes… Beyond Good and Evil offre un univers tellement riche, et pourtant, nous n’en voyons qu’une toute petite partie qui rend le tout assez frustrant… Il y a trop de questions sans réponses et nous attendons le 2 depuis tellement longtemps que… j’ai bien peur que nous ne les aurons jamais. Il y a bien le petit ajout de l’édition « 20ème anniversaire » qui nous raconte le passé, avec une petite chasse aux trésors assez sympas, mais j’en aurais aimé tellement plus !
Je veux embarquer sur le Gada !

Le jeu est rempli de personnages marquants, malgré tout, sa faible durée de vie fait que très peu d’entre eux sont réellement développés, et c’est vraiment dommage.

Jade, l’héroïne, est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Son passé, assez flou, fait partie des fameuses questions sans réponses de la fin du jeu. Mais a-t-elle besoin de cela pour être attachante ? Pas du tout ! Jade est une héroïne forte et courageuse, mais pas du genre hyper puissante que rien n’arrête. Elle est humaine, avec ses failles et ses doutes. Malgré cela, elle avance, pour elle, mais aussi pour ses proches et les habitants d’Hillys.

Son oncle Pey’j, un cochon humanoïde, est un gros bourru, toujours à ronchonner sur tout, qui nous sort des expressions à coucher dehors à chaque dialogue. Je le trouve à la fois hilarant et adorable. C’est peu l’oncle que j’aurais adoré avoir. Malheureusement, il n’est présent que pour une courte partie du jeu. J’aurais tellement aimé qu’il nous accompagne plus longtemps !


Vient ensuite Double H – c’est son nom de code – afin de compléter cette petite équipe. Il est le reporter précédent Jade et fut capturé par les DomZ. Cette détention ne l’a pas laissé indemne, le pauvre n’a plus vraiment toute sa tête. Cela ne l’empêche pas d’être profondément gentil et serviable, toujours prompt à aider les autres, et notamment Jade lors de ses missions.

Tous les autres personnages ne sont pas du tout développés. Que ce soit les enfants que Jade et Pey’j ont recueillis – et qui se gardent tout seuls durant le jeu… – ou encore les membres du réseau ISIS, tous ne sont que survolés. Et c’est tellement dommage ! Car chacun d’eux, en passant par les employés du garage Mammako ou même certains villageois, ont des charadesign unique et semblent tous posséder leur propre caractère et leur histoire. Même Secundo, l’intelligence artificielle de Jade possède une personnalité bien à lui.
J’aurais tellement aimé passer plus de temps au phare, lors d’un prologue, ou encore avoir des missions de reporter annexes données par les villageois ou ISIS afin d’apprendre à les connaître plus.
Ils ont tous l’air tellement cool !

Attention, si vous n’aimez pas les jeux d’infiltration, alors passez votre chemin. Beyond Good and Evil est principalement constitué de ce genre de phase et, personnellement, j’ai adoré. Cependant, on parle là de VRAIE phase d’infiltration. Si vous vous faites voir, c’en est rapidement fini de vous ! Heureusement, les niveaux et le placement des caméras fixes sont assez intelligemment pensés pour que le tout soit intuitif. Il faut seulement réfléchir, prendre le temps d’observer et ne pas foncer tête baissée. Cela peut parfois être frustrant, vous demander de refaire un niveau en boucle jusqu’à comprendre par quel chemin passer, mais c’est là ce que j’adore dans les vieux jeux : la difficulté.
Les combats sont tout de même un peu présents, pour quelques monstres et les boss. Et là encore, inutile de foncer dans le tas. Il faut prendre le temps de voir comment ils bougent, les attaques qu’ils prévoient, en bref, élaborer une stratégie afin de les défaire en perdant le minimum de cœur, voire pas du tout, si vous vous y prenez bien.

Certains ont eu des difficultés avec la version PC, cela n’a pas été mon cas. Sur Steam, avec une manette Xbox, j’ai pu pleinement profiter de ma partie sans aucun souci.

Le contenu annexe est certes faible, mais chacun y trouvera son compte. Pas de quêtes FedEx ici, mais des mini-jeux et une seule et unique quête annexe qui vous tiendra occupée tout le jeu. Bon, on ne va pas se mentir, je ne suis pas fan des mini-jeux. Le jeu de palet dans le bar et les courses d’Hoverboard ne sont pas vraiment mon truc. Ils plairont certainement à d’autres joueurs, mais je n’ai jamais été fan de ce genre de contenu. Le Bonneteau est assez simple et permet de se faire un peu d’argent, mais j’ai rapidement plumé ce pauvre Belle-mirette.
En revanche, j’ai adoré la quête des photos. En effet, dès le début du jeu, votre intelligence artificielle vous propose de photographier la faune d’Hillys afin de se faire un peu d’argent, en l’envoyant à une chercheuse. C’est peut-être idiot, mais de fouiller chaque zone, à la recherche de la moindre petite bêbête de cette planète m’a passionné ! Cela donne une bonne occasion de tout explorer à fond et de découvrir les passages secrets afin de ne rien rater, en plus de rapporter des pièces et des perles nécessaires à l’avancée du jeu.
Clic ! Clic ! Clic !

Je me répète, mais Beyond Godd and Evil est une véritable pépite des années 2000, qui sortait de l’ordinaire. Encore aujourd’hui, c’est un petit ovni de qualité. Certes, il n’est pas parfait, sa durée de vie courte étant, selon moi, son plus gros défaut. De plus, le fait que nous n’aurons jamais les suites promises est terriblement frustrant, mais je n’arrive pas à m’en lasser. Je relance le jeu avec toujours autant de plaisir. C’est un peu l’un de mes « jeux doudou », vous savez ? Le genre que vous allumez juste pour vous remettre du baume au cœur.
Même si je pleure en repensant aux promesses des trailers du 2...

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5 points positifs :

- Les personnages
- L’histoire
- Le gameplay
- La mission des photos
- Les musiques

5 points négatifs :

- La durée de vie du jeu
- Les mini-jeux
- Les questions sans réponses
- La faible présente de Pey’j
- Il n’y aura jamais de suite !

Gifs : Beyond Good and Evil ; Beyond Good and Evil 2 ; Beyond Good and Evil - Secundo

vendredi 8 mai 2026

Final Fantasy XVI


Le crépuscule approche pour Valisthéa... Les hommes se sont depuis les temps anciens établis en communauté autour des Cristaux-mères protecteurs, profitant des bienfaits de la magie que ceux-ci leur offraient par le biais des flux éthérés. Cependant, l'éther commença à se tarir, ce qui sema chaos et conflits dans leurs vies jusqu'alors plus paisibles. L'hégémonie des cristaux contrôle la destinée du monde depuis trop longtemps. Cette histoire est celle d'une lutte pour s'en émanciper.


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Comme pour FFXV, il y aura du spoil dans cette chronique.

Mon désenchantement concernant la saga Final Fantasy a commencé avec le XII. J’avais apprécié ma partie, mais sans plus. Trop de choses me gênaient… et depuis… je n’ai fait qu’être de plus en plus déçue au fur et à mesure des sorties (Je ne compte pas le XI et le XIV qui sont des MMORPG, donc assez différents). En y réfléchissant, c’est aussi à partir du XII que le système de combat a pris une orientation plus « action »… y a-t-il un lien ? Un peu… mais pas que.
Alors, avec le XVI, et les bonnes critiques que j’entendais, l’espoir renaissait doucement. J’ai donc attendu une promotion Steam, j’ai lancé le jeu… et…
C’est le drame !

Final fantasy nous a habitué à une qualité graphique incroyable. Chaque jeu de cette licence repoussait encore un peu plus les limites graphiques des autres J-RPG. C’était une référence.

Pour Final Fantasy XVI… ce n’est clairement pas le cas. En réalité, j’ai eu une horrible impression de retour en arrière. Alors, il n’est pas moche, mais les expressions, les mouvements des personnages, des vêtements etc. tout est affreusement lent, figé, au point que j’ai eu plusieurs fois l’impression de voir évoluer devant mes yeux des PNJ de MMORPG. En revanche, les combats contre les boss sont assez impressionnants visuellement.
Il n’y a pas non plus de paysage « Wouahou ! ». Je me souviens vaguement de chutes d’eau en cercles plutôt jolies mais… rien d’autre. Ça fait un rond d’eau et autour, c’est vide. Les villages se ressemblent tous, avec quelques variations d’architecture rapide, les cartes entre chacun d’eux sont horriblement vides et répétitives. Même les scènes cinématiques sont, en majorité : soit fouillis, avec trop d’action en même temps, des changements de plan intempestifs et une caméra qui tremble ; soit affreusement plates, avec de simples champs, contrechamps et des dialogues interminables… Le combat Shiva/Titan faisant un peu exception... jusqu’à ce que la caméra décide de l’oublier pour se concentrer sur Clive…
Où sont passées les magnifiques cinématiques dont la saga nous avait habituées ? Les merveilleux moments de magie comme le baiser entre Tidus et Yuna ? Les événements horribles comme l’attaque de Bahamut contre Alexandrie ? Les émotions palpables comme la mort d’Aerith ?

Pour donner un bon point, tout de même, j’ai beaucoup aimé les charadesign des personnages principaux et des primordiaux. En même temps, je suis assez fan du travail de Kazuya Takahashi. Cela change du Ifrit en Short de FFXV. Même si je déplore le manque flagrant de design de tous les autres personnages. Il est difficile de ne pas deviner qui est important et qui n’est là que pour remplir un rôle…

Pour ce qui est de la musique, sans être mémorable, elle est vraiment belle. Les morceaux sont magnifiques et la plupart m’ont rendu nostalgique, me faisant penser à quelques musiques du VIII, du IX ou même du X, sans oublier le thème intemporel du tout premier final fantasy. De quoi donner envie de relancer les anciens opus que j’ai tant aimé !
J’ai d’ailleurs relancé Final Fantasy X

L’histoire est… basique et linéaire. Il n’y a pas de surprise, d’antagoniste complexe, de boss final inattendu… Il y a un « grand méchant » mais on le voit dès le départ et son explication à la fin, bah… ça n’apporte rien en réalité. Il y a une ébauche de background intéressant, mais c’est extrêmement mal exploité. Il y a bien une tentative de mystère au départ, avec l’apparition d’Ifrit mais… Tout est dévoilé depuis la bande annonce !

Clive est en réalité Ifrit, et il se bat, primordiaux contre primordiaux, pour détruire les cristaux et sauver leur monde.
- Comment savent-ils qu’il faut détruire les cristaux ? C’est Cid qui l’a dit. Comment le sait-il ? Il le sait. C’est tout.
- Est-ce qu’ils avaient raison ? Oui, pas de surprise.
- Est-ce qu’il y a une raison aux primordiaux ? Pour Ifrit, oui. Pour les autres… pas vraiment, c’est assez flou.
- En parlant des primordiaux, on nous montre et on nous parle de Léviathan… où est-il ? Bonne question… nous ne le saurons jamais.
- Qu’est-ce donc que cette ancienne civilisation dont nous voyons les ruines tout au long du jeu ? Si vous voulez le savoir, lisez les interviews, les making off du jeu ou le livre Lógós, vous n’aurez aucune réponse dans le jeu, ni aucune raison à la présence de ces ruines. Elles sont là, c’est tout. J’ai d’abord cru que c’était en rapport avec l’antagoniste, mais en fait, pas du tout ! Inutilité/20.

L’histoire est bourrée de ce genre de détails. Les personnages enchaînent les décisions sans vraiment avoir de réelles raisons, ni de logique. Ils foncent dans le tas, et… ça passe. Et il n’y a rien de plus ! Square-Enix a bien tenté de donner un côté sombre en ajoutant du sang et de la nudité, mais cela sonne affreusement creux. Les anciens opus n’avaient pas besoin de cela pour aborder des sujets difficiles. Là, c’est juste un « habillage » (ironique pour des gens à poils) sans fond, avec des personnages qui n’arrivent pas à transmettre leurs émotions.
Les informations de l’histoire nous sont également données, encore et encore, par des dialogues interminables qui, en prime, se répètent inlassablement. La technique narrative « Show, don’t tell », Square-Enix l’a mangé, digéré et remangé derrière… Je n’en pouvais plus ! Le jeu se perd tellement dans son intrigue qu’un personnage est obligé de tout résumé avec des cartes version conseil de guerre. C’est long, c’est chiant et cela ne fait que répéter ce qui nous a été dit en amont…
Et que dire des évènements forgés aux scénarium…
- « Ohlalala, j’avais un chocobo blanc enfant, c’est SUPER RARE ! Je me demande bien qui est ce chocobo de cette quête secondaire, BLANC, qui sauve les gens sur la route ? Oh ! Mais c’est le mien ! »
- « La petite fille orpheline que mes parents ont prise sous leur aile et dont je suis amoureux, ohlalala, mais c’est l’émissaire de Shiva que je dois tuer pour ma mission ! »
- « J’ai été séparé de mon louveteau après la destruction du fort, et une fois adulte, qui me sauve des méchants soldats ? Un loup adulte ! Ohlalala, et c’est le mien ! »
Et j’ai encore des tonnes d’exemples de ce genre…

Malheureusement, il n’y a pas grand-chose à dire sur les personnages. Comme pour l’histoire, il y a des tentatives pour les rendre intéressants, mais cela ne fonctionne pas du tout. De toute façon, il n’y a pas d’équipe. Vous avez votre personnage principal, Clive, avec son loup Talgor. Parfois il sera accompagné d’une ou deux personnes, mais ce ne sera que temporaire. L’histoire, c’est lui et lui seul, les autres ne sont là que pour remplir des rôles et faire avancer SON histoire.

Commençons donc par Clive, qui pour le coup, est vraiment intéressant au départ. Sa relation avec son père, sa mère et son frère, celle avec Jill qui est toute mignonne, son trauma après l’attaque du fort qui le rend taciturne, dépressif et suicidaire… et puis, après un évènement qui devrait le rendre encore plus dépressif, il devient un héros standard qui veut sauver le monde. Pas de nuance, pas de remise en question, pas de réelle évolution. Rien. C’est tellement dommage !

Talgor est juste adorable, mignon… mais bon, j’ai beau l’adorer, je ne peux pas nier qu’il ne sert pas à grand-chose, si ce n’est donner envie de vendre des peluches et des statuettes. Alors si, on apprend plus tard qu’il est lié à Jill… Encore une fois… HASARD DE DINGUE ! Mais même cette information ne sert finalement à rien dans l’histoire. C’est là et… c’est tout.

Jill remplit le rôle de love interest. Et… voilà. On sait que sa famille est morte et qu’elle est l’émissaire de Shiva, et… c’est tout. Elle est gentille, douce, veut aider. Il y a une idée de sacrifice lorsqu’elle utilise ses pouvoirs, mais étant donné que Clive la surprotège, au final, bah cette information n’a aucun intérêt. Elle ne serait pas présente dans l’histoire, cela ne changerait pas grand-chose.

Joshua c’est le petit frère mignon, juste et droit, prêt à se sacrifier pour le monde. Pourquoi ? Que lui est-il arrivé pendant plus de la moitié du jeu ? A-t-il seulement un peu de caractère, des passions, une personnalité ? Aucune idée.

Cid (Cidolfus) est intéressant ! Et on a envie d’en apprendre plus sur lui. Il a l’air d’avoir un passif intéressant dans l’empire, lié aux autres primordiaux mais… nous n’en saurons pas plus ! Il n’est là que pour donner un but à Clive et ensuite… bye bye Cid ! Lui et Clive deviennent d’ailleurs extrêmement liés en quelques quêtes, sans vraiment de raisons ni d’évolution graduelle de leur relation.

Benedikta c’est juste la femme fatale un peu folle. Il y a une tentative de lui donner une histoire sombre avec un passif dans une maison close, si j’ai bien compris, mais encore une fois, ce n’est pas exploité.

Kupka c’est le gros géant amoureux transi et bête qui tape comme un bourrin en piquant des colères…

Barnabas est juste taré… Ils ont tenté de le rendre charismatique, de lui donner un air mystérieux, mais il est juste dérangeant. Clive lui parle trois fois et c’est fini. On n’en entend plus parler alors même que tout le jeu faisait monter la tension à propos de ce personnage. Quelle déception !

Au final, le seul émissaire de primordiaux que j’ai trouvé intéressant, c’est le prince Dion. Mais, encore une fois, il n’est pas assez bien exploité. Son déchirement entre son devoir et son cœur, sa méfiance envers sa belle-mère (la mère de Clive et Joshua) et envers son demi-frère, sa romance avec son chevalier, la façon dont il a été manipulé afin de tout détruire, son désir de rédemption… Tout cela fait de lui, contrairement aux autres, un personnage complet qui évolue au fil du jeu… Il est dommage qu’il ne soit qu’un personnage secondaire.

S’ajoute à tous ces primordiaux pleins de personnages, notamment dans le refuge que gère Clive qui, finalement, ne sont que des rôles à tenir. Le forgeron, l’éclaireur, la marchande, etc. Il y a en a même qui arrivent comme un cheveu sur la soupe, comme si nous devions les connaître depuis longtemps – Otto, Viviane, Obélós, etc. – Le meilleur exemple étant Mid. Lorsqu’elle arrive, tout le monde est là « oh, Mid est là ! C’est super ! Elle nous a manqué ! Ça met de la vie dans le refuge ! » Et moi, en tant que joueuse, j’étais devant mon écran… « PTDR t’es qui ? »
Et que dire de la petite vendeuse de potion qui ne sert absolument à rien du tout, l’oncle de Clive et Joshua qui fait office de porte-monnaie/sidekick rigolo avec ses joues gonflées à l’hélium et la mention de Lógós ? C’est qui ? Vous ne le saurez que dans le livre éponyme…

Et les antagonistes, parlons-en… Entre Ultima et ses yeux en forme d’anus qui veux juste tuer les humains parce qu’ils sont « inférieurs » à lui et les siens, l’empereur qui est lobotomisé, sa femme (mère de Clive et Joshua, belle-mère de Dion, donc) qui est juste une élitiste obsédée par la pureté du sang… il n’y a pas beaucoup de nuances là-dedans. Pas de profondeur, pas d’enjeux, pas d’émotions… Encore une fois, c’est vide…
Il y a même un mog ! Qui vous donne des missions de chasse… il a une histoire si on lui parle mais c’est tellement bizarre que ce soit le seul mog présent. On a vraiment l’impression qu’il n’a rien à faire là.
Même s’il est mignon

Le gameplay ne rattrape même pas le coup cette fois-ci.
C’est simple, oubliez le côté stratégie de Final Fantasy. Les combats font plus penser à un Musso… un Musso eco + avec des monstres qui sont TOUS des sacs à PV. Des bombos ? Vous pouvez les tuer… avec du feu ! Des bombos ! Du feu !

Dès le début du jeu, j’ai trouvé une bague qui permettait à Clive de faire lui-même ses combos. Mes combats se sont donc résumés à… appuyer sur la touche d’attaque… passionnant.
Il y a bien un semblant de progression avec les techniques des primordiaux à améliorer mais on fait rapidement le tour et, de toute façon, si vous espérez faire un petit peu de dégâts, vous n’aurez pas le choix que d’améliorer certaines techniques et d’oublier les autres.

Il n’y a pas non plus de craft. Il y a bien une forge, mais bon, vous y allez, vous prenez la dernière arme, vous l’améliorez, et voilà. Pas de techniques à apprendre, pas d’effets de l’arme à ajouter, rien. C’est du basique de chez basique. 

Comme beaucoup de jeux récents, Clive ne peut pas s'empêcher de dire l'évidence TOUT LE TEMPS ! 
« Oh, il y a un trou, trouvons un autre chemin. » ou encore « Prenons l'échelle pour grimper sur le toit ». Sans déconner Sherlock ! Heureusement que tu es là ! Et puis, quel intérêt toutes ces broches que l'on nous donne ? Autant quand il est marqué, je comprends, mais après ? C'est juste pour nous vendre un coffret dans la boutique de Square-Enix ? Tout cela pour faire des quêtes annexes ? 

Parlons en du contenu annexe justement ! C’est une misère ! Des quêtes FedEx. Aller chercher telle plante, sauver tel personnage que nous ne connaissons pas, tuer tel monstre. Le tableau de chasse aurait pu être sympa… si même le plus faible des monstres n’était pas aussi un sac à PV ! Vraiment, j’ai commencé le jeu en normal, comme à chacune de mes premières parties… j’ai fini en mode histoire ! Non pas que le jeu soit trop dur, non, c’est que les combats étaient tellement longs et ennuyeux que je m’endormais devant l’écran !
Il n’y a pas de lieu secret, de donjon, d’énigme… rien. Vous pouvez passer d’un lieu à l’autre via la carte du monde, mais ce ne sont que des lieux artificiellement grands, qui ne sont, finalement, que des couloirs déguisés. Vide et grand pour rien.
Il n’y a rien à faire si ce n’est suivre l’histoire en s’ennuyant en chemin.

En fait, je n’arrive même pas à le considérer comme un RPG. Si je reprends mon explication dans la chronique sur Dragon Age the Veilguard :
- Univers vaste – NON.
- Histoire longue et complexe – NON.
- Évolution des personnages avec niveaux et compétences – NON.
- Gestion de l’équipement et de l’inventaire – On va dire OUI, mais c’est vraiment basique.
Mais, du coup, ce serait quoi ?
Je vous laisse réfléchir en buvant mon thé

Encore une fois, Square-Enix a raté son coup. L’univers avait un bon potentiel. L’histoire des émissaires aurait pu faire un lien avec les autres Final Fantasy. Toutes les Shiva étant Jill, tous les Ifrit Clive, dans des mondes parallèles. Ce qui aurait fait un lien avec le fait qu’ils se disent qu’ils se retrouveront toujours. Cela aurait été beau et intéressant… mais non. Rien.

C’est encore une fois un rendez-vous manqué, une déception de plus de cette licence que j’affectionnais tant. Le plus dur fut lorsque l’un des personnages, à la toute fin, parle de «dernière fantaisie », cela sonnait comme la fin de « Final Fantasy ». Comme s’ils savaient, eux-mêmes, qu’ils n’étaient plus capables de faire des jeux aussi bons que les dix premiers.
Pourtant, le potentiel est là ! Et c’en est d’autant plus frustrant.

En tout cas, j’ai bien peur que cette licence, ce soit fini pour moi. Je ne suis vraiment pas certaine de prendre le prochain… même en promotion. Mais j’ai toujours un petit espoir que Square-Enix me donne tort…
À voir…

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5 points positifs :

- Talgor
- Les combats de boss impressionnants
- L’idée des émissaires
- Les musiques
- Les charadesign de Kazuya Takahashi













5 points négatifs :

- L’histoire
- Le gameplay
- Les cartes vides
- Les personnages
- Les quêtes annexes

Gifs : Final Fantasy XVI ; Final Fantasy X ; Le Flambeau ; Final Fantasy XVI - Talgor ;

lundi 9 mars 2026

La quête de Pablo

 

Pablo, célèbre pirate, est emprisonné dans le château du roi !

Un jour, alors qu’il tente de s’enfuir, il tombe sur l’une de ses filles et en tombe éperdument amoureux.

Quelques semaines plus tard, il apprend que la princesse a été victime d’un sorcier et se propose de réparer le tort qui lui a été causé contre sa liberté...

Lorsque le cœur a plus de valeur que l’apparence..

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J’ai un peu honte de ne lire ce petit roman que maintenant… car, oui, Mélanie m’a commissionnée pour dessiner ses personnages et faire sa carte du monde ! Et pourtant, je n’avais pas lu une seule ligne, me contentant des descriptions qu’elle m’avait envoyées.
Aujourd’hui, j’ai rectifié le tir ! Alors, venez avec moi parcourir les terres et les océans aux côtés du terrible pirate Snake !
Yo ho, yo ho, une vie de pirate pour moi.

C’est un roman qui se lit très vite, c’est pourquoi cette chronique sera finalement assez courte elle aussi.
Il est un savant mélange entre un conte de fée et un roman jeunesse. Le style, simple et fluide, saura ravir les personnes commençant les romans ou ayant des difficultés à s’y mettre. Pour les initiés, en revanche, cela pourra peut-être sembler un peu trop « léger ». En effet, je regrette personnellement qu’il n’y ait pas un peu plus de passages, notamment avec la princesse au début. Un dialogue un peu plus poussé entre elle et son pirate, ou même un évènement dévoilant un peu plus de son caractère.
Néanmoins, l’histoire n’en est pas moins plaisante. Courte, certes, mais j’ai passé un bon moment au fil de ces pages.
Il sera parfait pour les plus jeunes

Il est difficile de détailler les personnages étant donné que seul Pablo est réellement approfondi. Je dois avouer que je ne m’attendais pas à certaines révélations sur lui et j’ai bien aimé sa façon d’évoluer au fil de l’histoire.
Johan, ami d’enfance de Pablo, et Jeryl, saltimbanque rencontré récemment, sont de charmants compagnons. J’ai bien aimé le fait de découvrir les deux amis pirates du point de vue de Jeryl. Il est un peu comme un pont entre le lecteur et l’univers qui nous est présenté dans ce roman. Permettant ainsi de ne pas être perdu malgré la rapidité d’enchaînement des évènements.
Je regrette l’absence de la princesse qui, au final, a autant de présence dans le roman que le prince dans le Blanche-neige de Disney (la version animée). En soi, cela rejoint le côté « conte de fée ».
Avec une belle princesse à sauver.

Pour conclure, je dirais que « La quête de Pablo » est un charmant roman, parfait pour l’initiation à la lecture et aux romans de l’imaginaire. Je suis certaine qu’il saura ravir les plus jeunes. L’autrice le conseille à partir du CM1/CM2 et je pense que c’est en effet idéal.
Néanmoins, une part de moi aimerait beaucoup une version plus approfondie de cette petite histoire !
Et retourner voguer sur les océans !


Gifs = Pirates des caraïbes ; Spy family ; Le cygne et la princesse ; Once upon a time

mardi 3 mars 2026

Le Clan des Faes

 


Elle déteste tout ce qu’il représente. Lui, vénère chacun de ses pas. Ree hait Noël… et les elfes. Alors, lorsque son père recueille l’un d’entre eux, blessé, trois semaines avant les fêtes, elle voit rouge. Surtout quand l’inconnu, rebaptisé Angel, s’installe chez eux et comble le vide laissé par son frère décédé… Peu à peu, la jeune femme découvre qu’Angel appartient à un monde régi par des lois ancestrales et cruelles, où le pouvoir se conquiert dans le sang. Un monde que Ree craint mais qu’elle va devoir affronter pour apprivoiser l’étincelle de magie qui s’éveille en elle. Mais à mesure que la colère gronde dans le clan des faes et que les secrets remontent à la surface, Ree doute. Qui est vraiment Angel ? Et si sa présence auprès d’elle n’était pas le fruit d’un hasard ?

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Cela sera certainement la chronique la plus courte que je ferais… car oui, j’en ai déjà écrit une sur cette histoire… lorsqu’il était encore publié sur Wattpad ! Et quelle histoire ! Je l’ai adoré de bout en bout, suivant assidûment la vie de Ree et Angel au fil des chapitres, que l’auteur avait écrit au jour le jour, durant tout le mois de Décembre… Une prouesse !


Après ma lecture, je déplorais le fait de ne pas l’avoir dans ma bibliothèque. Grâce aux éditions HEA, c’est maintenant chose faite !
Merci ! 💖

Pour ce qui est de l’histoire et des personnages, heureusement, rien d’important n’a été changé et le rythme reste celui d’un chapitre équivalent à un jour. Quelques erreurs – compréhensibles vu le rythme de publication – ont été corrigées. Bon, il reste le fameux mot que je hais (qui commence par « B » et finit par « aiser », vous voyez ?), mais que voulez-vous, chacun ses goûts après tout lol Cela n’a pas gâché le reste de ma lecture pour autant.
Le tout a été enveloppé par un jaspage hivernal et une couverture des plus magnifiques, illustrée par Andrea Corsini.
À l’heure où les couvertures en I.A générative – toutes semblables et rébarbatives – envahissent le monde de la littérature (et je ne parle même pas de certains romans écrits… ), j’ai été plus que ravi de voir une véritable illustration, originale et merveilleusement adaptée à cette histoire de Noël plus qu’atypique.
Un magnifique livre pour votre bibliothèque !

Pour conclure, je ne saurais que trop vous conseiller ce roman. Que ce soit pour Noël, emmitouflé dans un bon plaid, dans le bus pour aller au travail ou sur une serviette de plage, il saura vous accompagner partout et vous faire voyager dans une Amérique assez éloignée des clichés habituels, côtoyant des êtres marginaux sublimes et dangereux, venus d’un autre temps.
J’attends les autres tomes de cette série avec impatience !
Shadow ! 💖

Gifs = Bambi 2 ; La momie ; Tales of Zesteria

mardi 3 février 2026

La passe-miroir - Tome 1

Série en cours.

Le premier volume de la saga fantastique devenue culte, maintenant en bande dessinée.

Lorsque sa famille la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons, Ophélie doit tout quitter pour le suivre jusqu'à la Citacielle. À la cour du seigneur Farouk, les apparences sont trompeuses et les intrigues parfois mortelles...

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Cela sera une courte chronique car, forcément, j’en ai fait une complète sur les fantastiques romans à la base de cette bande-dessinée. En adoratrice de la Passe-miroir que je suis, je n’ai pu m’empêcher de me jeter sur cette nouvelle sortie ! Le passage d’un média à un autre n’est pas toujours évident, alors, pour cette pépite de la littérature française, est-ce une réussite ? Nous allons voir cela tout de suite.
C’est reparti pour le Pôle !

J’avais peur, je l’avoue, de voir chaque tome fragmenté en plusieurs BD, étirant inlassablement l’histoire comme cela se fait souvent… Et pourtant, il n’en est rien ici ! Bien au contraire ! Alors, oui, il y a beaucoup de cases par page, parfois très petites, et il faut fouiner pour y déceler chaque petit détail. Néanmoins, l’entièreté du premier roman y est retranscrit merveilleusement ! J’y ai retrouvé avec plaisir le vocabulaire si particulier des habitants de l’arche Anima et les complexités de cet univers que j’affectionne tant. Même les personnes ne connaissant pas les romans ne seront pas dépaysés car les informations y sont distillées de manières subtiles, parfois en texte, parfois en effets visuels, rendant ce monde si riche totalement digeste.
C’est fluide, c’est agréable, on se laisse porter au fil des cases sans se rendre compte du temps qui passe. Tout comme le roman, l’histoire est addictive et je pense que je ne m’en lasserai jamais !
Il va falloir nous faire des tomes bonus !

Tous les personnages atypiques que j’adorais dans les romans, sont ici sublimés par les traits de Vanyda.
Ophélie est encore plus adorable et ses moments de bravoure n’en sont que plus forts encore.
Thorn est d’autant plus irrésistiblement froid et ses petits instants de tendresses – si l’on peut appeler cela ainsi – n’en deviennent que plus adorables. (Ces petits regards en coin lààààààà 💖 )
Quant aux autres, que je ne citerai pas pour les personnes qui ne connaissent pas encore cette incroyable histoire, cela m’a fait chaud au cœur de les retrouver… et de les voir ! Surtout Gaëlle et Renard ! Ah, ces deux-là m’avaient tellement manqués !
Je regrette juste un peu le fait que l’écharpe ne soit pas souvent présente. Je pense que je ne me tromperai pas en disant que tous les adorateurs de cette série sont devenus fans de ce petit amas de tricots multicolores !
Il en faut plus pour le tome 2 !

Comme je le disais plus haut, les cases sont parfois assez petites malgré la taille du livre, ce qui rend certains détails difficiles à discerner. Certains passages sont également très sombres – Ne le lisez pas dans la pénombre comme j’ai eu la mauvaise idée de le faire ! – Malgré cela, cette bande-dessinée est une vraie pépite. Les dessins en aquarelles sont juste sublimes et rendent merveilleusement hommage aux romans. Chaque passage renferme une multitude de détails que j’ai pris plaisir à trouver. J’ai particulièrement adoré les effets graphiques pour illustrer les « lectures » d’Ophélie ! Je regrette un peu de ne pas avoir eu de grosses illustrations montrant l’inaccessible Thorn… mais ça, c’est purement mon côté fan-girl qui parle haha.
Et que dire sur les magnifiques panoramas qui nous sont offerts ! Les Arches, les villes d’Anima, le Pôle, la Citadelle… C’est un véritable dépaysement et j’ai hâte de voir les autres décors que Vanyda dessinera… comme la tour de Babel ! (Je lui souhaite beaucoup de courage, d’ailleurs ! )
Pour conclure, cette adaptation est clairement une réussite ! Que vous ayez lus les romans ou non, je ne saurais que trop vous la conseiller. D’ailleurs, si vous ne les avez pas lus par peur de l’épaisseur de chacun des tomes, je vous enjoins vivement à découvrir cette magnifique histoire sous sa forme graphique qui, au final, sublime parfaitement cet univers !
Non mais regardez moi ces merveilles !


Gifs = His dark materials ; le carnet de l’apothicaire ; Fairy Tail


jeudi 15 janvier 2026

Grimoires & Chaussettes

 

Nyaleen, Dryade et ancienne Aventurière, profitait d’une existence paisible en tant que gérante de Grimoires & Chaussettes, une boutique d’objets magiques et salon de thé dans la ville de Dristelune.

Son quotidien calme et agréable bascula lorsqu’en face de chez elle s’installa une taverne bien trop bruyante tenue par Kelrys, un Elfe-Démon avec qui elle partageait un passé houleux.

Pour couronner le tout, un nouveau donjon apparut soudain aux abords de la ville, menaçant l’arbre abritant le commerce de Nyaleen, et seul Kelrys serait en mesure de l’aider à préserver son foyer.

Sauront-ils s’allier malgré leur rivalité et ramener ensemble la paix à Dristelune ? Nyaleen parviendra-t-elle à sauver Grimoires & Chaussettes de l’influence du donjon sans sacrifier sa vie tranquille qu’elle aime tant ?

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Avec « Grimoires et chaussettes », c’est donc la quatrième fois d’affilée que je vous parle d’Axelle Colau. Est-ce que j’aime les romans de cette auteur ? Je peux difficilement le nier à ce stade. Est-ce que j’ai aimé celui-ci ? C’est un grand OUI !
Je raffole des univers à la « donjons & dragons » ! Les donjons (forcément), la magie, le langage propre au jeu de rôle papier et aux jeux vidéo type RPG… j’ai grandi avec cela. Il était donc facile de me faire embarquer dans ce roman, d’autant plus lorsque celui-ci débute par une citation de l’animé Frieren !
Cela donne tout de suite le ton

J’ai dévoré ce livre du début à la fin.
L’histoire se concentre sur les deux protagonistes principaux, mais cela n’empêche pas Axelle Colau de nous décrire un univers riche, jouant avec les codes d’un RPG médiéval avec brio et y ajoutant sa petite touche personnelle, le tout, avec humour et légèreté. Je suis particulièrement fan de toutes les petites expressions de Nyaleen ayant toutes un rapport avec le crochet.
Je me suis rapidement laissé happé par les tensions entre Nyaleen et Kelrys mais aussi par l’arrivée de ce donjon en plein cœur de leur petite et si charmante ville. Je dois avouer que j’aimerais beaucoup en voir un peu plus, pourquoi pas avec des histoires alternatives sur Solianna ou même Lurrak et leur vie d’aventuriers… mais aussi sur les parents de Kelrys… oui, j’en demande beaucoup, mais que voulez-vous, j’aime vraiment beaucoup ce genre d’univers.
Comme pour les chroniques de Zephiria, le point de vue passe de Nyaleen à Kelrys de façon fluide, illustré par un bâton de mage et une pelote de laine pour l’une et par une épée accompagnée d’une chope de bière pour l’autre. Cela permet réellement de s’attacher aux deux personnages et d’en découvrir sur eux, petit à petit, et sur l’évolution de leurs sentiments. J’avais déjà beaucoup apprécié cela dans sa trilogie, et là, s’ajoute à cela quelques chapitres « bonus » avec le point de vue de la marquise – familier de Nyaleen – mais aussi de quelques autres personnages qui suivent avec amusement les deux rivaux et leurs joutes verbales.
Et la dryade a du caractère !

Les personnages secondaires sont, certes, très effacés par rapports aux deux principaux, mais ils n’en restent pas moins que tous ont un caractère bien à eux. À travers eux, j’ai beaucoup apprécié l’ambiance chaleureuse qui règne dans la ville.
Même si je les ai tous appréciés, je n’ai pas grand-chose à dire de plus, je ne m’attarderai donc que sur la Marquise qui est la plus importante d’entre eux, finalement. Familier fidèle de Nyaleen, son côté hautain mais néanmoins protecteur envers sa coéquipière me l’a tout de suite rendu sympathique. Je l’ai trouvé assez drôle, notamment lors de ses quelques méfaits… mais je n’en dirais pas plus ici ! Elle est une compagne idéale pour la jeune dryade, l’épaulant et la protégeant, même si cette dernière n’a pas encore conscience qu’elle a besoin d’aide.
J’ai beaucoup aimé Nyaleen. Certes, elle a parfois un côté un peu arrogant – elles se sont bien trouvées avec la Marquise – malgré cela, elle a à cœur de toujours aider les autres. Elle porte en elle de lourdes blessures qui, en plusieurs centaines d’années, ont eu le temps de s’incruster durablement en elle. Malgré tout, elle tente de se relever et j’ai beaucoup apprécié ce côté de sa personnalité. Elle ne se laisse pas faire et évolue au fil du roman, apprenant à s’ouvrir un peu plus aux autres. Je dois avouer que sa passion pour le crochet… couplée à ses goûts plus que douteux, m’ont beaucoup fait rire !
Kelrys, quant à lui, est juste adorable. Il a un côté sale gamin qui m’a fait sourire. Au début, je dois avouer que cela m’a un peu énervé, mais en le découvrant, j’ai vu qu’il était bien plus que cela. Un elfe-démon attentionné, charmant, protecteur et, pour couronner le tout, un excellent cuisinier ! Des deux, il est finalement le plus réfléchi, qui l’eût cru ! Sa jovialité et son ouverture d’esprit font que, à peine arrivé, les habitants tombent tous rapidement sous son charme et... je dois bien avouer que je comprends parfaitement cette espèce d’attraction que le tavernier possède.
Un irrésistible elfe-démon

Agrémenté par les magnifiques illustrations et croquis de FaeCoeurlam, « Grimoires & chaussettes » est une véritable bouffée d’air frais dans ce monde, disons-le franchement, de plus en plus déprimant. J’ai grandement apprécié ma lecture, me laissant guider par la si jolie plume d’Axelle Colau dont je ne me lasse pas ! Je l’ai tant aimé, que plus de 300 pages, ce n’était pas assez pour moi ! J’aurais tellement voulu parcourir d’autres donjons en compagnie de Nyaleen et Kelrys !
Sur ce, il va falloir que j’aille faire quelques courses pour essayer les alléchantes recettes de muffins qui m’ont donné l’eau à la bouffe durant ma lecture !
Bon appétit !

Gifs = Frieren ; les chroniques de Lodoss ; Dragon age II ; Gloutons et Dragons

dimanche 21 décembre 2025

Pustules, entorse & Joyeux Noël !

 

Une comédie de Noël Feel-good et déjantée ! Entre Sorcières et Pères Noël, l'entente n'est pas toujours de rigueur... Un Grinch au féminin !

Miranda, vieille sorcière acariâtre détestant Noël, est bien contente de passer les fêtes seule, mais c'était sans compter sur le verglas qui l'envoie à l'hôpital. Elle en ressort affublée d'un plâtre et se voit embarquée par Ludmilla, sa sœur. Malheur, Miranda se retrouve forcée de préparer des cadeaux pour les enfants démunis de la ville. Engloutie dans l'ambiance de Noël, la vieille sorcière tente par tous les moyens de guérir afin de regagner la quiétude de son logis. Quand elle surprend les manigances de son frère, ancien apprenti Père Noël, elle voit là sa porte de sortie. Elle tente de le corrompre pour qu'il l'aide à partir au plus vite de chez Ludmilla. Bien sûr, rien ne fonctionne comme prévu.

Miranda parviendra-t-elle à préserver sa santé mentale face aux demandes déraisonnables de sa sœur obnubilée par le Père Noël ?

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Encore une fois, afin de me plonger un peu dans les fêtes, et ce malgré l’ambiance générale, je me suis de nouveau essayée au roman de Noël. C’est vers Axelle Colau que je me suis tourné (oui, encore elle 😛 ) avec ce petit roman d’une centaine de pages au ton léger et à l’univers abracadabrant.
C’est parti pour passer Noël aux côtés d’une vieille sorcière ronchonne !
Un Noël magique !

L’histoire est assez simple. En même temps, pour ce nombre de pages, PERSONNE ne s’attend à lire une immense épopée 😉 Malgré tout, je l’ai trouvé très drôle et rafraîchissante. On retrouve une famille magique où se mêlent sorcière et apprentie Père Noël avec des problèmes somme toute, assez… mortels. Il est bon de voir que, même avec des pouvoirs magiques, les relations fraternelles sont compliquées pour tout le monde haha.
Encore une fois, j’ai adoré le style narratif d’Axelle qui use de mots malheureusement oubliés de notre vocabulaire. Ceci combiné aux expressions familières réelles, ou imaginées – et plus qu’imagées également – donne une dimension farfelue à cette histoire.
Le seul point négatif, selon moi, est justement la durée de ce récit. En effet, je me suis très vite attachée aux personnages et j’aurais voulu qu’ils m’accompagnent un peu plus longtemps encore.
J’ai un faible pour les sorcières farfelues

Commençons par les personnages secondaires.
La plus importante, Ludmilla, est la sœur de notre héroïne. Effrayée par la magie à cause d’un accident étant jeune, elle est l’exact opposé de sa sœur. Lumineuse, toujours joyeuse, généreuse et adorant Noël, sa maison ressemble à une véritable vitrine de Noël. Ses réactions à la Sarah Bernhardt m’ont fait mourir de rire autant qu’elles m’ont agacée… oui, même si j’adore Noël, je suis plus proche de la sorcière que de madame guimauve et son chien pelucheux hihi.
Fergus, leur frère, forme un parfait duo avec son époux Lilian. L’un est un ancien apprenti Père Noël renfrogné et un poil magouilleur sur les bords, tandis que l’autre est plein de joie de vivre et très amusé par les tours de sa belle-sœur. J’ai beaucoup aimé leur petit couple, l’un énervant notre héroïne là où l’autre l’attendrie.
D’autres personnages apparaissent dans l’histoire mais trop peu de temps pour que je me forge un avis les concernant… même si Owen et son passé commun avec l’héroïne de cette histoire m’intriguent au plus haut point.
Nous en arrivons donc à cette dernière. Miranda est une vieille sorcière vivant dans le passé, recluse dans sa petite maison, à élaborer des potions et des sorts que peu de gens utilisent encore. La technologie ayant, depuis longtemps, pris une grande place dans le quotidien de la population. Miranda est un véritable Grinch au féminin (c’est d’ailleurs écrit dans le résumé, et je suis plus que d’accord avec cette affirmation). Sous ses airs de vieille aigrie se trouve en réalité une femme aimant sincèrement sa famille, autant qu’elle aime la magie et les anciennes traditions. Malheureusement, tout cela s’oppose drastiquement avec la façon dont son frère et sa sœur acceptent et épousent leur époque. J’ai adoré découvrir cette sorcière. Elle m’a beaucoup fait rire, vestiges d’un passé magique oublié au milieu d’une maison toute mielleuse de décorations de Noël modernes.
En même temps… il y a de quoi détester ces maudites guirlandes !

« Pustules, entorse et Joyeux Noël » est une jolie histoire de Noël mêlant modernité et conte traditionnel qui, j’en suis sûre, saura vous enchanter. C’est un livre court (et pas cher ;) ) mais riche en personnages attachants et en rebondissements. Même si je regrette de ne pas en avoir plus, j’ai beaucoup apprécié ma lecture !
Aller, prochaine lecture, je reste avec Axelle Colau encore un peu !
Que voulez-vous, j’adore ses romans 😜

Gifs = Le voyage de Chihiro ; Rebelle ; Sabrina, l’apprentie sorcière ; Le Grinch