samedi 9 avril 2022

Blue, Le couleur de mes secrets


À dix-sept ans seulement, Blue dissimule un lourd secret qui l'a obligée à changer brutalement de vie, à déménager avec sa famille, et à rester le plus discrète possible.

Mais ses mystérieux cheveux bleus captivent tous les regards et attisent la curiosité des élèves de son nouveau lycée. Comment se fondre dans la masse alors qu'elle commence à recevoir des lettres anonymes et que Nathan, un jeune homme à la terrible réputation, a décidé de la percer à jour ?

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/!\ Cette chronique contient du spoil /!\


On m’a offert ce roman car, depuis quelques années maintenant, j’ai les cheveux bleus. C’était donc, à la base, une petite blague entre amies. Malgré tout, la couverture et le résumé m’ont donné envie d’en savoir plus. Quel ne fut pas ma déception en lisant les première lignes ! Néanmoins, en voyant l’âge de l’auteur lors de sa sortie (17ans), j’ai tout de même voulu faire l’effort d’aller plus loin en me disant que, forcément, le style allait être un peu léger pour un premier roman d’une adolescente. J’ai même hésité à faire cette chronique de peur de la descendre mais, finalement, je me dis que toute critique est bonne à prendre. Aussi, si jamais Camille Pujol me lit, sache que le texte à venir n’a pas pour but d’anéantir ta motivation. Au contraire ! Tu peux faire bien mieux, j’en suis certaine !

Go go !

/!\ Rappel spoil /!\

En toute honnêteté, en lisant le résumé, je m’attendais à de l’Urban fantasy (bit-lit) ou du fantastique. En réalité, il est ici question d’histoire de drogue et de traumatisme. Bon, sur le papier, cela semble prometteur, néanmoins, tout est trop rapide, confus et bancal.

Je m’explique :

- Tout d’abord, les noms bien trop « américains » ainsi que les « clans » formés au lycée, si bien que l’on se croirait dans un teen movie mais fantasmé par une ado française (pour le coup, c’est un peu le cas.). Personnellement, lorsque j’étais élève au lycée, puis quand j’y est travaillé, j’ai bien vu des groupes d’amis se former, certes, mais il n’y a jamais eu de clans gothique, clans camés, clans beau gosses, etc. Tout cela je ne l’ai jamais vu en dehors des films type « High school musical », « 10 bonnes raisons de te haïr », ou encore « lolita malgré moi ». (houlà, les références à ces films me classe directement dans la catégorie « anciens »!)

- Ensuite, on découvre vers la fin que l’héroïne, Blue, ainsi que sa famille, sont en fait dans un programme de protection des témoins. Comment se rendre incognito et discrète pour elle ? En se mettant des lentilles et en se teignant les cheveux… en bleus ! Autant vous le dire, je le sais de source sûre, ayant moi-même les cheveux de cette couleur, c’est tout SAUF discret !

- Blue nous répète sans arrêt, au fil du roman, que les apparences peuvent être trompeuses. Hors, il n’en est rien car le meilleur ami est un ami, le mec dangereux est dangereux, etc. Aucune surprise. J’aurai bien aimé voir que, en réalité, le meilleur ami était le dealer dangereux et le « bad boy » un mec super gentil qui se bat pour aider sa famille (par exemple). Là, la phrase « les apparences sont trompeuses » auraient pris tout son sens.

- Les parents de Blue sont décrits comme aimants et protecteurs mais la mère laisse sa fille dormir chez un garçon, et ceci après que son dernier petit copain l’ai violenté et ai failli tuer le père. Et une fois sa fille enceinte : « ok, pas de soucis, va en vacances avec lui chez sa mère pour en discuter… » Vraiment, je ne comprends pas...

- Pour finir, le comportement de l’héroïne envers ce fameux « bad boy »… Cette fille a été violenté par son ex, dealer, et se retrouve de nouveau attirée par un dealer. Elle dit à tue tête qu’elle veut lui résister mais le laisse rentrer chez elle, dans sa chambre, etc. Comme si elle ne protestait que pour la forme… D’ailleurs, à la fin, elle n’a pas évoluée d’un pouce et à même régressée à cause de toutes ses erreurs… J’ai trouvé ça vraiment dommage, j’aurai aimé la voir évoluer et surmonter son passé. Au lieu de cela, elle se retrouve encore plus seule et méfiante qu’au départ. Quel était donc le message de l’auteur ?

J’ai aussi eu la désagréable sensation que la seule chose auquel tenait réellement l’auteur était la couleur des cheveux de son héroïne… alors que cela ne sert en rien l’histoire, bien au contraire.

Avoir des cheveux bleus ne fait pas tout...


/!\ Rappel spoil /!\

Comme dit plus haut, je n’ai pas aimé le personnage de Blue Stevens. Elle a beau n’avoir que 17 ans, lorsque l’on a vécu des épreuves aussi difficile que les siennes, ont ne peux pas être aussi immature. Je n’ai vraiment pas compris pourquoi elle se rapprochait aussi vite de ses nouveaux amis, considérant même l’un du groupe comme son meilleur ami (comme un frère) au bout d’à peine quelques jours. Elle croit très vite à toutes les rumeurs qu’elle entend (bon, pour le coup, les rumeurs étaient fondées… les apparences n’étant pas aussi trompeuses que cela) et commets encore et toujours les mêmes erreurs. Sans compter le fait qu’elle se vante d’avoir été formée à l’auto défense mais n’utilise ses « capacités » qu’à 3 reprises et uniquement pour se la jouer devant ses camardes… Et puis… Lorsque l’on est en danger, menacé par un psychopathe qui a failli tuer son père et nous a mis à l’hôpital, et que l’on reçoit des lettres de menace de ce même psychopathe… on en parle ! Lorsque l’on a failli perdre la vie à cause des trafic de drogue, on se tient aussi éloigné que possible des ces dit trafic ! Bref… Blue est réellement immature et illogique.

Passons au fameux « bad boy » Nathan Rey. Bon, clairement, nous avons là un futur Christian Grey en puissance… il m’a mis extrêmement mal à l’aise du début à la fin. Il la suit, la harcèle chez elle, dans la rue et en cours, la bloque contre des murs, la suit jusqu’à l’entraînement de foot de son petit frère, etc. Il deal de la drogue, se bat dans des combat illégaux, sait qu’il est dangereux à fréquenter mais, tout cela n’a aucune importance vu qu’il veux absolument être avec Blue. Et lorsqu’elle tente de l’ignorer, de le faire sortir de sa vie, il joue les petits agneaux triste et la harcèle de plus belle… c’est ce que j’appelle un manipulateur… Lorsque l’on a connu quelqu’un de violent, comme Blue, on ne peux pas être attiré par ça. Au contraire même. La plupart des victimes de violences sont terrorisées, mal à l’aise, malades, si un homme lui fais le coup de la plaquer contre un mur ou de la retenir de force par le poignet. Et si elle se laisse faire, c’est plus par peur que par désir.

Que dire de ses amis Cameron, Minho et Léa, si ce n’est que ce sont les clichés des bons amis de l’héroïne. Ils ne sont là que pour la consoler, la protéger et l’écouter lorsqu’elle en a besoin. Il y a le couple qui fini ensemble et le gay qui finit par s’assumer. Ils ne sont pas mauvais mais affreusement plats.

Pour ce qui est de la famille de Blue, je n’ai pas grand chose de plus à dire et concernant l’antagoniste, le fameux ex, et bien, c’est un psychopathe de bas étage, sans grande profondeur.

C’est dommage car, en inversant simplement quelques rôle, en faisant en sorte que l’histoire entre Blue et son ex soit dévoilé petit à petit (lorsque Nathan enquête sur elle par exemple) cela aurait donné une toute autre dimension à cette histoire. La crédulité de Blue aurait été plus logique si Minho avait été le dealer dangereux et Nathan le gentil gars à la mauvaise réputation et elle aurait même pût ressortir grandit de cette mauvaise expérience.

Il reste tout de même une bonne idée concernant les liens entre l’ex, Nathan et leur père, malheureusement cette idée est très mal exploitée à la toute fin du roman et ne donne lieu qu’à une totale régression de la part de Blue.

Retour à la case départ...


Je suis donc bien déçue de ma lecture, car le topo de base n’était pas mauvais du tout. Traiter les traumatismes du passé, l’évolution d’une ado meurtrie et lui réapprendre à aimer et à faire confiance aurait pu donner un super roman. Mais c’est malheureusement tout l’inverse qui s’est produit car, en plus d’avoir une histoire qui se passe bien trop vite et qui manque de profondeur, la conclusion est extrêmement amère et nous donne la sensation que toute cette histoire n’a, finalement, servie à rien.

Mis à part casser un peu plus son personnage principale...


Gifs = Madoka Magica ; Descendants ; Scott Pilgrim ; Fairy tail



jeudi 7 avril 2022

Alpha & Omega, Tome 6 - La voix du passé


Au cœur des montagnes sauvages du nord de la Californie, tous les habitants d'un village ont subitement disparu, comme s'ils s'étaient évaporés dans la nature. Craignant une intervention surnaturelle, le FBI décide de faire appel à une équipe de choc : Charles et Anna, qui les ont déjà aidés par le passé.

Mais très vite, il semble qu'une ville déserte est le moindre des mystères à élucider. La mort rôde dans la forêt, et Charles et Anna doivent répondre à son appel.

Une entité ancienne et dangereuse s'est éveillée dans les montagnes... et ce n'est pas sa première rencontre avec des loups-garous.

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C’est toujours un plaisir immense que de me plonger dans une lecture de Patricia Briggs. Beaucoup penserait qu’une aussi longue saga s’essoufflerai avec le temps, mais force est de constater que, après 12 Tomes pour Mercy Thompson et 6 pour Alpha & Oméga (en plus des nouvelles), la qualité est toujours au rendez-vous.

Alors, que dire de ce tome ? Comme le précédent, il est fort en rebondissement et en révélations ! Je me demande quand est-ce que l’imagination de Patricia Briggs s’arrêtera… mais je vous avoue que je ne suis pas pressée de le découvrir !

J’aime bien trop la compagnie de ses loups !


Difficile de vous parler de l’histoire en détails sans trop en dévoiler. Ce que je peux vous dire, c’est que, une fois de plus, l’auteur m’a régalée !

Rien que le premier chapitre nous met dans l’ambiance avec un flash back à la fois très intéressant mais aussi assez cruel au vu des protagonistes présents ! Mon cœur s’est quelques peu déchiré en voyant Sage discuter joyeusement avec la meute. Quelle délicieuse cruauté de nous faire vivre ça après les évènements du précédent tome !

S’en suit rapidement une enquête qui semble des plus « banal ». Une affaire de disparitions sur les terres du Marrok. Bien entendu, c’est à Charles et Anna de partir voir ce qu’il se passe. Mais là n’est que le sommet de l’iceberg ! Et quel iceberg !

Plus les tomes passent, et plus les intrigues se lient entre elles, pour mon plus grand plaisir. J’aime cette façon qu’à Patricia Briggs de lier ses sagas et les évènements de ses romans pour créer un monde incroyablement vaste et plausible. Je plonge dedans, tête la première !

De plus, même si l’ont sait depuis longtemps que le Marrok et sa meute sont de fin mélomane, la musique est bien plus présente dans ce tome que dans n’importe quel autre. Je me suis régalé à mettre, en fond sonore, les musiques et chansons cités tout au long de ce roman.

Et Patricia Briggs à de très bon goûts musicaux 

Comme on s’y attends d’un tome d’Alpha & Oméga, on retrouve avec grand plaisir Anna et Charles, toujours aussi amoureux l’un de l’autre. Leurs liens seront néanmoins mis à rude épreuve lors de cette aventure !

S’ajoute à notre duos favoris le berserk de la meute du Marrok : Tag. Et qu’est-ce que j’ai adoré ce personnage ! Décidément, ce sont les loups les plus fous et les plus vieux qui me plaisent le plus et la meute du Montana en est remplie !

On retrouve également Leah qui, a ma grande surprise, montre un tout nouvel aspect de son histoire et de sa personnalité, que j’ai beaucoup plus apprécié. Je me suis surprise à compatir avec elle, à avoir de la peine pour elle... J’espère que cette épreuve verra ses liens avec son compagnon et sa meute s’améliorer.

Quelques autres personnages viendront ponctuer ce roman mais je ne peux les citer car cela gâcherai la surprise !

Je suis toujours abasourdi par la profondeur des personnages créés par Patricia Briggs. Elle a le don de vous faire apprécier un personnage que vous détestiez pendant plus d’une dizaine de tomes et de vous faire haïr un personnage que vous adoriez depuis aussi longtemps.

Un véritable ascenseur émotionnel !


Vous l’aurez deviné, j’ai adoré ce tome ! Il promet des suites encore plus épique avec de nouveaux (et peut-être même d’anciens !) personnages intriguant et, peut-être même, une nouvelle série spin off  ! (comprendront ceux qui auront fini ce roman hihi).

S’il ne devait y avoir qu’une seule adaptation d’urban fantasy à faire sur écran, ce serait forcément Mercy Thompson et Alpha & Oméga. Tout est là pour nous faire vibrer, pleurer, rire, trembler, … L’univers est riche et s’étoffe à chaque tomes. Non, vraiment, je suis totalement amoureuse de ces 2 sagas et je ne me lasserai jamais de cet univers !

Prochain tome avec Mercy ?



Gifs = Wolf’s rain ; The hu ; BNA ; Teen Wolf

jeudi 3 mars 2022

Les Royaumes Démoniaques Tome 1 : La Roche Des Âges

 


« Mes erreurs sont tout ce qu’il me reste. » - Ciwen
L'horreur et la violence côtoient la féerie et la beauté. La magie et les combats forgent la réalité au jour le jour. Tandis que les légendes et mythes résonnent dans l'inconscient collectif comme des promesses d'un jour meilleur, telle la mystique Roche Des Âges que Ciwen, un mage de foudre, recherche désespérément.

Dans une existence où le macabre est un lot quotidien... Quel est le sens de la vie ? Quelle signification donner à des concepts comme l'amour et la haine, ou la guerre et la paix ? Comment les définir, et les dépasser ?

Tant d'éternelles énigmes qui se posent à chaque instant, depuis la nuit des temps.
Les réponses apparaissent toujours dans le noir, telles des lucioles fuyantes...

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Disons le franchement, « Les royaumes démoniaques » est ce que j’appelle un « beau roman qui donne envie ». Entendez par là que, sans connaître l’histoire ni l’auteur, j’ai rapidement été tentée par l’objet en lui même. Je l’avoue, je suis affreusement faible face à une belle couverture aussi ai-je très vite craquée pour l’illustration de Jenny Burgy d’autant plus que ce roman est ponctué d’autre dessins tous plus beaux les uns que les autres !

C’est pourquoi, malgré une ambiance dark fantasy dont je ne suis pas forcément la plus friande, je me suis plongée dans ce roman.

Pas forcément hyper rassurée.


Pour ce qui est de l’histoire, je l’ai ressenti comme coupée en 2 grandes parties.

La première est une quête comme on en voit beaucoup : un héros, Ciwen, est à la recherche d’un artefact et nous le suivons dans son périple.

J’ai beaucoup aimé cette partie que j’ai trouvé très agréable à lire. Malgré un découpage quelques peu maladroit, et des chapitres bien trop longs, Christopher Evrard possède un style simple mais qui fait mouche et l’on comprends sans mal l’action tout en découvrant un personnage plus complexe qu’il n’y paraît. Cette première partie sert également à mettre en place les bases de son univers, certes complexe, mais expliqué de façon éparse afin de ne pas nous submerger d’informations. Nous apprenons ce qu’il faut savoir lorsqu’il est temps pour nous de le savoir, ce qui est assez agréable.

J’ai eu beaucoup plus de mal avec la seconde partie. L’intrigue devient plus complexe et moins centrée sur le héros, ce que j’ai apprécié. En revanche nous sommes régulièrement coupé dans l’action par des flash back, parfois bien mal intégrés et décousus, ce qui m’a quelque peu perdu dans le récit. Je me suis surprise – à plusieurs reprise – à faire machine arrière pour être certaine de savoir où j’en étais. De plus, je ne sais pas pourquoi, le texte s’est retrouvé affublé de diverses répétitions et lourdeur de style jusque là inexistantes. C’est dommage car les évènements qui arrivent promettent des batailles épique et les personnages introduits dans cette partie font partie de mes préférés !

Déconseillé aux arachnophobe !


Il existe de nombreux personnages dans ce roman, aussi vais-je me contenté de parler de ceux qui m’ont le plus marquer, en bien ou en mal, et ainsi vous laisser tout le loisir de découvrir les autres.

Tout d’abord, commençons par le héros, Ciwen. On ne sait pas grand-chose de lui au premier abord, si ce n’est que c’est un mage de foudre, solitaire et prompts à « frapper d’abord et parler ensuite ». Cet aspect de sa personnalité m’a d’ailleurs dérangée… bien des situations auraient pus être évitées ou améliorées s’il avait juste été plus posé. Sa violence contraste d’ailleurs assez violemment avec une certaine naïveté. Ciwen fait vite confiance et a pour noble but de sauver son monde. Pourquoi ? Étant donné que tous semblent vouloir sa mort, j’avoue ne pas avoir compris. C’est donc un personnage qui me laisse dubitative. Je ne sais pas si je dois l’aimer ou le détester… la suite me le diras sûrement.

Vient encore un dilemme pour moi : Olivia. Je l’ai tout d’abord adorée, puis détestée, puis… et bien je ne suis pas forcément d’accord avec ses actions mais je comprends son point de vue. Loin des personnages tout noirs ou tout blancs, Olivia va vous faire réfléchir de façon pragmatique sur les problème de son clan. Néanmoins, je reste convaincue, comme pour Ciwen, que nombre de ses actions pourraient avoir de meilleurs conséquence si elle apprenait à réfléchir et, surtout, à travailler avec les autres membres de son clan. J’attends de voir ce que cela donnera par la suite.

Vient alors mon personnage préféré, Torhwa, la mère poule de Ciwen qui tente – sans vraiment y parvenir – de ne pas trop montrer son attachement pour lui. Malgré l’ingratitude horrible de son fils adoptif (oui, je n’ai pas du tout aimé sa façon d’être avec elle!) Torhwa ne le lâche jamais. Elle se refuse à l’abandonner, l’aide dés qu’il en a besoin, qu’il le veuille ou non. Elle lui pardonne et le protège dans l’ombre. Tout ce que je vous dit vous donne envie de la connaître ? Et pour cause ! Mais ne soyez pas surpris par son apparence repoussante, Torhwa est, pour moi, le personnage le mieux écrit de ce roman. J’aurai aimé la voir plus souvent et en apprendre plus sur sa longue vie.

Taskem, le nain, et Soluéral, le roi elfe ne sont que peu présent dans ce roman mais le peu que j’en ai lus me les a rendu assez sympathique. J’espère sincèrement les revoir dans la suite et en apprendre plus sur eux.

J’ai en revanche été quelque peu déçue par Atmek, le grand méchant roi démon qui est, pour le moment tout du moins… simplement le grand méchant roi démon. Il tue, pille, brûle… ce que l’on attend d’un grand méchant roi démon en sommes. Je n’ai pas eu de grandes surprises, contrairement à Soluéral que j’imagine bien plus imbue de sa personne.

Enfin, pour mon plus grand plaisir, un lycanthrope fait son apparition dans cette aventure. Bien trop absent à mon goûts, j’ai malgré tout bien apprécié la dynamique de sa relation avec Ciwen. Alors, oui, il n’est vraiment, mais alors vraiment que très peu présent… mais dés qu’il y a un loup, moi je prends !

j’ai eu envie de lui faire de gros calins


Pour conclure, ce roman me laisse pour le moment perplexe. Je ne sais pas trop si je l’apprécie ou non. J’ai passé un agréable moment lors de la première partie pour ensuite me perdre totalement dans la seconde. J’aurai aimé une structure moins brouillonne pour cette moitié, en espérant que les prochains tomes soient mieux découpés et plus clair dans sa chronologie. Il ne faut pas oublier non plus que ceci est le tout premier roman de Christopher Evrard, il n’est donc pas étonnant de trouver encore quelques fragilités dans le récit et la syntaxe.

Je trouve néanmoins l’univers intéressant et j’avoue être curieuse de voir ce que ce monde va devenir.

Batailles épiques en perspectives


Gifs = maman, j’ai raté l’avion ; Lucas, the spider ; Wolf’s rain ; le seigneur des anneaux


mardi 21 septembre 2021

Mercy Thompson tome 12 - L'Empreinte de la fumée

 


Les seuls pouvoirs de Mercy sont de se transformer en coyote et de réparer les voitures. Mais elle a des amis partout et une meute de loups-garous qui assure ses arrières. Heureusement, car elle risque fort d'en avoir besoin.

Il y a des siècles, les faes vivaient En-Dessous, jusqu'à ce qu'ils en soient chassés. Ils y ont abandonné leurs châteaux, leurs trésors... et leurs prisonniers. Laissés en liberté, ces créatures se sont entretuées jusqu'à ce que seules les plus dangereuses survivent. Et à présent, l'une d'entre elles s'est échappée. Avide de chaos et de destruction, le monstre peut changer d'apparence, et s'emparer de la volonté de ceux qu'il mord, les pousser à attaquer ceux qui leurs sont chers. Mais il a commis une erreur en pénétrant sur le territoire de la meute, car Mercy ne reculera devant rien pour défendre les siens.


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Quoi dire sur ce tome mis à part que je l’ai dévoré ! Il est, selon moi, un tome « transition », dans le sens où beaucoup de choses se passent mais que tout ces évènements ne sont que les prémisses de quelques choses d’encore plus grand ! Je ne sais pas où veut nous emmener Patricia Briggs mais je sens que cela va être épique, aussi bien pour Mercy que pour Anna et Charles dans le spin off « Alpha et Oméga ». Mais, pour l’heure, ce tome nous met face à un ennemi redoutable, nous rappelant violemment que les contes de fées ne sont pas si mignon

Mercy nous avait prévenue !


Nous le savons depuis quelques temps maintenant, Mercy a décrété que les Tri-Cities était sous la protection de la meute. Depuis lors, beaucoup d’évènements se sont enchaînés, la dernière en date étant l’affrontement contre les sorcières Hardesty… et cette bataille a laissé de lourde séquelle sur la meute et, plus particulièrement sur Adam. L’arrivée d’un monstre de fumée, échappé tout droit d’En-Dessous, n’arrange pas les choses et encore moins celle de loups inconnus s’introduisant sur le territoire de la meute !

Mercy devra faire preuve d'autant plus de force que d'habitude car elle devra lutter pour sa survie, celle de ses proches mais également pour sauver son couple, en grand danger depuis la mort d’Elizaveta. Heureusement, notre coyote préféré ne manque pas de ressources.

Même si elle finis toujours amochée...


Pas de nouveaux personnages dans ce tome, et cela me va très bien car, cette fois-ci, nous voilà revenus au cœur de notre magnifique meute. C’est donc avec plaisir que nous revoyons les loups d’Adam, et notamment mon chouchou : Ben !

Bien entendu, quelques créatures que nous connaissons bien font aussi leur apparition tel que Zee, le plus génial des gremlins ; Stefan, notre vampire fan de Scoubidoo, mais aussi Larry, le roi des gobelins ou encore En-Dessous, la fae psychopathe à l’apparence de fillette de 10ans.

Néanmoins c’est vraiment au cœur de la meute que l’action se déroule cette fois-ci. En effet, les liens de meute, et surtout celui de couple reliant Mercy et Adam seront une part importante de l’histoire. J’ai d’ailleurs adoré me plonger dans l’espace imaginaire où Mercy les visualise tous.

Je ne m’attarderai pas plus sur la meute car ils sont nombreux et cela ne ferai que grossir cette chronique qui s’annonce déjà bien longue. Je vais donc me concentrer sur notre héroïne et son alpha de mari.

Dans ce tome, Mercy est plus forte que jamais et, pourtant, nous montre aussi quelques failles qui ne la rendent que plus attachante. Elle arrive à merveille à combiner sa vivacité, son intelligence et ses capacités surnaturelles pour se sortir des pires situations et n’hésite jamais à se mettre en danger si cela permet à ses proches de s’en sortir.

Adam est bien plus fragile dans ce tome. Secret, meurtrie par son combat contre les sorcières, il se renferme sur lui même tout en faisant son possible pour maintenir la cohésion de sa meute déjà fragilisée par sa rupture avec le Marrock. Il m’a fait peur, m’a déchiré le cœur à plusieurs reprise, m’a attendrie tout autant... Il nous montre dans ce tome un côté que Patricia Briggs n’avait fait que survoler dans les romans précédents. Mais il reste, au fond de lui, un alpha qui, à l’instar de sa femme qu’il aime tant, serait près à tout pour le bien être de ses proches. il n’aura de cesse de tout faire pour sauvegarder sa meute, sa famille.

Même si leur couple n’est pas l’élément centrale de la saga, force est de constater qu’il est juste parfait. Lorsque je m’imagine le grand amour, je ne vois pas une fille paumée devenir accro d’un vampire au premier regard, ni une pom-pom girl tombant amoureuse d’un psychopathe juste parce qu’il l’a sauvé une fois et encore moins une serveuse tombant sous le charme d’un vampire qu’elle ne connaît ni d’Eve, ni d’Adam… non, je vois une relation telle que celle de Mercy et Adam, s’étant construite au fil du temps, ayant des disputes, des coups durs, mais se relevant toujours plus fort, ensemble. Ils sont drôle, attendrissant, déchirants, … j’aime tellement voir leur relation évoluer et, je ne vous le cache pas, je rêverai de voir Mercy annoncer à Adam l’arrivée d’un adorable petit change-peau dans leurs prochaine aventures !

Un bébé coyote… ou louveteau ?


Comme je l’ai dit plus haut, ce tome donne vraiment l’impression d’être la transition vers quelques chose de beaucoup plus gros. Des évènements se préparent dans l’ombre et je pense que l’univers de Mercy va s’en retrouver chambouler. J’ai vraiment adoré ce tome et j’ai hâte d’être au prochain ! C’est incroyable de voir que, même après 12 tomes (sans compter Alpha et Oméga ainsi que les nouvelles), je ne me suis toujours pas lassé de la plume de Patricia Briggs. Cette auteur a vraiment le don de nous embarquer dans son univers qu’elle étoffe toujours plus à chaque romans.

Ce que j’adore dans cette saga c’est que, tout est bien plus qu’une simple histoire d’amour comme on le voit souvent en Urban fantasy (Bit-lit). Bien sûr, le couple de Mercy et Adam a une part importante dans l’histoire mais ce n’est pas cette relation qui est à la base de tout, qui engendre les problèmes, qui attirent les ennemis... bien au contraire. L’univers est riche, il est question de politique, d’évolution du monde, de liens entre amis, meute, enfants et parents, … et surtout, SURTOUT, l’héroïne n’est pas le centre de l’univers. Alors, certes, Mercy à un don pour attirer les ennuis à elle… mais elle s’y retrouve mêlé bien malgré elle dans la majorité des cas et elle n’est que rarement le centre de l’intrigue, simplement une protagoniste.

La saga de Mercy Thompson (ainsi que Alpha et oméga) est réellement un coup de cœur qui ne fait que croître au fil des années et je ne vous la conseillerait jamais assez. Si vous aimez les créatures fantastiques, les intrigues, l’action, alors foncez !

Vous allez vite tomber sous le charme de la meute !


Gifs = Once upon a time ; Umbrella academy ;Les enfants loups ;Le livre de la jungle





dimanche 5 septembre 2021

Le Paris des merveilles - L'intégrale, édition collector

 


Paris, début du XXe siècle.

Les messieurs ont de fières moustaches, des chapeaux melons ; les dames portent des corsets, des jupons, des bottines à boutons. Déjà, de rutilants tacots pétaradent parmi les fiacres le long des Grands Boulevards aux immeubles haussmanniens. Mais ce n’est pas le Paris de la Belle Époque tel que nous l’entendons : la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes, des chats-ailés discutent philosophie et une ligne de métro permet de rejoindre le pays des fées. Occupé à enquêter sur un trafic d’objets enchantés, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, se retrouve mêlé à une série de meurtres. Confronté à des gargouilles immortelles et à un puissant sorcier, Griffont n’a d’autre choix que de s’associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien…

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Cette fois-ci, je me suis lancée dans la lecture d’un intégrale, et pas des moindres car il s’agit du Paris des merveilles de Pierre Pevel.

Je suis tout de suite tombée amoureuse du produit en lui-même. Comment ne pas succomber à un livre aussi beau ? Tout en reliure dorée et en illustrations couleurs ? Une version « poche » est également sortie mais je préfère tout de même mon gros pavé, aussi lourd et encombrant soit-il (j’ai un gros sac).

Vient ensuite le texte et, même si les histoires d’enquête ne sont pas vraiment à mon goût en générale, force est de constater que celles-ci sont extrêmement bien écrite et se déroulent dans un univers des plus riche.

Je ne dirais pas que je l’ai dévoré, j’ai mis très longtemps à le finir, mais, comme dit plus haut, c’est simplement que les enquêtes ne sont pas mon style de prédilection (je préfère l’action et les grandes romance!). Néanmoins, je ressors très satisfaite de cette lecture et je suis maintenant curieuse de découvrir les recueils de nouvelles et comics liés à cette licence.

On ne refuse jamais une bonne BD !

Pour ce qui est du style de l’auteur, il est assez original ! Au delà du vocabulaire extrêmement riche, Pierre Pevel pointera le bout de sa plume à plusieurs reprises pour parler directement au lecteur. Cette façon de briser le 4ème mur m’a beaucoup plus et m’a même parfois fait sourire. J’ai moins aimé les descriptions, parfois interminables et souvent répétées, des personnages, décors et parfois même règles d’un jeu de cartes. Je sais que cela fait aussi partie du jeu dans une enquête, car le moindre détail compte, mais, je le redis, je ne suis pas habituée à ce genre de lecture, et j’avoue, un peu honteuse, avoir survolé certaines descriptions pour vite repasser à l’action.

Une véritable gamine impatiente, je vous dit !

Le tome 1, « Les Enchantements d'Ambremer », m’a beaucoup plus… jusqu’au dénouement. J’ai n’ai pas vraiment apprécié le Deus Ex Machina final, même si la symbolique était très belle.

J’ai adoré la petite nouvelle sur le Nautilus ! Et, pour le coup, j’en aurai voulu un peu plus (oui, je ne sais pas ce que je veux, que voulez-vous).

Le tome 2, « L'Elixir d'oubli », est de loin mon favoris. Le personnage de Nero m’a beaucoup intrigué et je ne me suis pas attendu du tout à ce que j’ai appris sur lui. J’ai aussi eu de grosses frayeurs qui m’ont tenues en haleine, sans parler de LA scène final que j’ai tout simplement adorée !

Le tome 3, « Le Royaume immobile », fut aussi très surprenant et… plus tragique. Je me demande si la suite de l’histoire d’Adélaïde est explorée dans une nouvelle... quand je vous dit que ça a éveillé ma curiosité !

Toutes ces histoires se déroulent, vous l’aurez compris au titre de cette trilogie, dans un Paris des merveilles. Comprenez par là que le royaume des fées à ouvert sa porte au nôtre, dévoilant par la même occasion toutes les créatures qu’elle contenait. À savoir, les fées, les dragons, les elfes, et j’en passe… mais également les mages qui vivaient parmi les humains depuis des décennies, dans le plus grand des secrets.

Toute l’Histoire que vous connaissez s’en est donc vu bouleversée (La Tour Effeil est faite de bois blanc magique et non de fer, ou encore, Georges Méliès est un « cinémagicien ») et, au cœur de Paris, se croisent désormais des gobelins, des arbres parlants, d’autres s’illuminant à la nuits tombées, ainsi que des chauffeurs cyclopes et autres créatures fantastiques.

J’ai vraiment adoré tout cet univers et je rêve de le voir adapter au cinéma. Vraiment, les décors sont enchanteurs et, moi qui déteste la capitale, je me serais volontiers perdue dans les rues de celle-ci. Sans parler du monde des fées, « l’Outre-monde », ainsi que le monde des rêves et des cauchemars que je ne préfère pas trop vous dévoiler ici.

Il y a aussi des sirènes dans la Seine !

Il y a un florilège de personnages tous plus intéressants les uns que les autres dans ces trois tomes mais je me concentrerais sur les principaux pour vous garder des surprises et ne pas vous en dévoiler trop !

Commençons par le premier personnage que nous croisons : Louis Denizart Hippolyte Griffont, dit « Griffont », est un mage du cercle Cyan, gentleman d’un autre temps à la curiosité maladive. Et heureusement pour nous car sans lui et sa manie de tout fouiner, les histoires du Paris des merveilles seraient bien moins… merveilleuses. J’ai beaucoup aimé Griffont qui, sous ses airs rigides est en fait un grand gamin qui n’hésite pas à taquiner et envoyer quelques piques bien placer à ses interlocuteurs.

Le deuxième protagoniste principale est une enchanteresse fée du nom d’Isabel de Saint-Gil. Intrigante, taquine, aventurière et quelques peu voleuse, je l’ai aussi beaucoup appréciée. Malgré ses toilettes soignées et son apparente fragilité, elle est en réalité une grande force de la nature qui ne se laisse pas marcher sur les pieds.

Sa relation avec Griffont oscille entre le comique et l’attendrissant. L’un n’allant pas sans l’autre mais ne pouvant pas non plus rester trop longtemps ensemble. C’est un couple que l’on ne voit pas souvent en littérature et ce n’était pas pour me déplaire.

Isabel est toujours accompagnée d’Auguste et Lucien, respectivement une armoire à glace et un gnome, qui la suivent dans toutes ses aventures et la protègent au péril de leur vie. La dynamique entre ces deux là est tout bonnement parfaite, l’un complétant l’autre et épaulant leur patronne à la perfection.

Je vous laisse rencontrer les autres personnages au cours de votre lecture ! Je vous dirais juste que, si j’en ai adoré certains et détesté d’autres, aucun ne m’a laissé indifférente.

Surtout cette peste de Méliane !

Pour résumer, j’ai donc globalement apprécié ma lecture, même si les trop grandes descriptions m’ont parfois un peu perdues. L’ensemble est vraiment agréable et je le conseille réellement. De mon côté je vais aller chercher les recueils et comics liés à cet univers qui m’a bien accroché. C’est une super découverte que je ne regrette pas. À ceux qui, comme moi, n’ont pas l’habitude ce genre de lecture, je conseillerai néanmoins de faire quelques pauses entre chaque romans. Laissez-vous le temps qu’il faut pour vous imprégner de ce Paris merveilleux !

Rejoignez le monde des fées.

Gifs = Big bang theory ; Ponyo sur la falaise ; H2O ; Blanche-neige et le chasseur ; Strange magic


lundi 7 juin 2021

Ada - Les mystères de Cendréclat


La rochelune.

Cette pierre nourrie par la lumière de la Lune offre une source d'énergie sans limites. Abondante et vénérée, elle ne fait qu'un avec le quotidien des gens.

A Cendréclat, la ville est dirigée par un fanatique assoiffé de sang, massacrant les habitants un par un. Adalïse, une jeune femme bijoutière, cherchera à découvrir la vérité derrière tant de terribles secrets...

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Laissez-moi vous présenter un oneshot français, un véritable petit bijoux créé par les doigts de fée de Tpiu. Partie d’une série de sondage sur sa page facebook, ce mangas en un tome s’est formé grâce à la participation des lecteurs. Suivant les résultats du sondage, Tpiu à construit une petite histoire pour, lors des derniers chapitres, reprendre entièrement la main et nous offrir un finale en apothéose.

Je vous avoue avoir été fière de participer à ces petits sondages mais aussi aux quelques concours que Tpiu organisa tout le long de l’écriture pour le design de tel ou tel personnage ainsi que certains décors. L’une de mes créations prône d’ailleurs fièrement dans les premières pages du mangas.

Trop d’émotions en tournant les pages !


L’histoire se déroule dans la cité hivernale de Cendréclat, où les habitants vénèrent la lune et le grand gardien. Chaque habitant se voit implanter une « rochelune », marquant ainsi son passage à l’âge adulte. C’est ce qui arrivera bientôt à la petite Alva, venu chez la bijoutière Adalïse afin de se préparer pour le grand jour.

Mais, tout cela prend une autre tournure lorsque Adalïse découvre l’identité de « la sacrifiée » lors de la cérémonie de la lune. Le lecteur suivra alors Ada dans sa quête de la vérité, accompagnée par ses alliés. C’est une histoire courte mais néanmoins palpitante que nous offre Tpiu dans ce tome et on en demande plus ! Surtout compte tenu de l’épilogue ! Malgré le fait que tout tienne en un seul tome, les rebondissements sont nombreux et le lecteur passera du rire aux larmes en passant par le choc à plusieurs reprises.

Beaucoup trop d’émotions !

Adalïse, notre héroïne est tout simplement géniale. Le fait de la voir lutter et se reconstruire une fois ses convictions voler en éclat est très intéressant. Elle évolue réellement dans ce tome et la Ada de la fin n’a plus rien à voir avec celle du début. Elle est forte et courageuse mais aussi gaffeuse, impétueuse et elle ne reculera devant rien pour découvrir la vérité qui sommeil à Cendréclat.

Il sera difficile de parler longuement des autres personnages sans spoiler l’histoire, je vais donc vous faire une petite liste rapide :

- J’ai adoré le frère d’Ada, Ïkar. Leur relation est vraiment bien développée, tout comme celle avec leur père qui, pourtant, n’apparaît qu’au début et à la fin du tome. Bravo à Tpiu d’avoir réussir à retranscrire autant de chose en si peu de temps.

- Alva est adorable dés les premières pages, vous allez vite tomber sous le charme de cet enfant, certe jeune, mais déjà plus éveillée que certains adultes l’entourant.

- Son frère, Sora, est un peu plus effacé, néanmoins, il est le plus réfléchit (et le plus trouillard) de tous, ce qui ne rend son courage que plus grand encore.

- Le mystérieux Jazil est à mourir de rire lorsque Ada le rencontre, ne serait-ce que par sa tignasse immense (merci aux gagnants du concours – Julie P et Ines Maoui – pour son design entre le badass et le ridicule que j’ai adoré!)

- Les autres personnages comme la mère et la petite sœur d’Alva et de Sora, la professeure, le grand prêtre ou encore l’amie d’Ada n’apparaissent que peu mais font toujours des entrées remarquées. Que vous les adoriez ou détestiez, ils ne vous laisseront pas indifférent.

Tpiu a su, en un seul tome (je me répète, désolé) construire des personnages loin des clichés habituels. Qu’ils soient en premier plan ou non, ils ont tous leur importance et leur caractère, bien loin de la simple vision manichéenne de pas mal de récits.

Je suis fan de cette histoire


Les dessins sont remplis de détails, et la mise en page est fluide et agréable. On suit l’histoire sans aucune difficultés, certains évènements et sentiments étant accentués par le découpage des planches. Les décors se feront parfois plus discret voir totalement invisibles pour laisser plus de place aux personnages et à leurs émotions, ce qui n’est pas pour me déplaire.

De plus, entre chaque chapitre, vous pourrez voir les résultats des sondages dont je parlait dans le premier paragraphe ainsi que les gagnants des différents concours qui ont notamment donné leur design à Alva ou encore Jazil.

Pour conclure, ce petit oneshot est une véritable perle que je vous conseille d’avoir dans votre bibliothèque. Certes, cela peut vous sembler court un seul tome, néanmoins, personnellement, je préfère une belle histoire magnifiquement racontée et courte plutôt que quelques chose qui traîne en longueur et où j’ai tendance à vite m’ennuyer et/ou me perdre.

Ada, la plus cool de bijoutière

Gifs = My hero academia ; le voyage de Chihiro ; Aggretsuko



jeudi 1 avril 2021

Les choix de Clara

 

Il arrive parfois que nos pires défauts deviennent justement ce qui fait notre charme. C’est le cas pour Clara, dyslexique et dysphasique et, comme elle s’en amuse elle-même, « mal à droite ». La vie de cette jeune femme est à l’image de son appartement parisien : un joyeux bazar. Elle travaille au service succession d’une grande banque et c’est là qu’elle va croiser le chemin d’Alexandre, qui vient de perdre sa mère et doit régler des formalités d’héritage. Il est tout l’opposé de Clara : organisé, un peu psychorigide sur les bords, détestant Paris.

Leur seul point commun ? L’entêtement... ce qui rend leur relation hautement électrique. Mais ne dit-on pas que les contraires s’attirent ?

Comédie pleine de malice, Les Choix de Clara révèle un auteur dont l’imagination ne manque ni de romantisme ni d’humour.

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Cette fois-ci je me suis lancée dans un style dont je n’ai pas vraiment l’habitude, le chick-lit. Moi qui adore être entourée de magie ou de technologie spatiale, me voilà revenu à Paris pour suivre les aventures de Clara. Et, finalement, j’ai passé un très bon moment à ses côtés et je me suis surprise à enchaîner les chapitres sans m’en rendre compte.

j’avais hâte de voir comment tout cela allait finir !


Tout d’abord, parlons du style de l’auteur qui est fluide, facile à comprendre, avec un lexique moderne mais qui, jamais, ne tombe dans le vulgaire comme peut le faire certains best-seller comme 50 nuances de Grey. C’est donc déjà un bon point pour moi.

L’histoire, quand à elle, est plutôt simple, il est vrai, mais elle n’en reste pas moins addictive et le passage d’un personnage à l’autre se fait de manière assez fluide pour suivre l’action sans jamais être perdu.

Nous commençons donc avec Clara, opératrice téléphonique au service succession d’une banque parisienne. Son quotidien est rapidement bouleversé par l’appel d’un client colérique et irrespectueux, Alexandre.

Difficile d’en dire plus sur l’intrigue sans rentrer dans le spoiler. Sachez juste que j’ai adoré la dynamique entre les deux personnages et que cette histoire ne se résume pas à une simple romance car, derrière cela, se trouve un mystère à résoudre quant à la succession de la mère d’Alexandre !

Au fil des pages, Clara et Alexandre nous font également visiter Paris et la Corse, nous rappelant, en cette période de confinement, le plaisir de sortir, de voir des amis, d’aller en terrasse. C’est incroyable de voir que, un livre qui ne se veux pas dépaysant, nous fait tout de même voyager !

Ah ! Le bon vieux temps sans masques !


Clara est adorable entre ses maladresses, son tempérament bienveillant, ses réactions lorsqu’elle est à bout et ses petites bourdes de langages. C’est une héroïne qui a la tête sur les épaules mais qui sait aussi prendre des risques et rêver. Loin de l’héroïne nunuche que l’on retrouve souvent dans ce genre de roman, elle a du caractère et ne se laisse pas marcher sur les pieds.

La première impression avec Alexandre est plutôt mauvaise. Heureusement, on apprends vite à le connaître et il s’avère qu’il est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Ses relations avec sa famille et son meilleur ami, notamment, donne du relief à cet homme, ce qui ne le rend que plus charmant encore.

Les autres personnages, quoique secondaires, sont tout de même assez présents et ont chacun des caractères loin des clichés habituels, ce qui m’a beaucoup plut. J’ai notamment beaucoup apprécier l’équipe de Clara ! Elles me donneraient presque envie de travailler en open space…

Presque…


Un roman bien sympathique à lire, qui vous fera passer un agréable moment. Je vous le conseille vraiment. C’est typiquement le genre d’histoire que j’imaginerai bien en film, dans la lignée des « le diable s’habille en Prada », « Pretty Woman » ou encore « Le Journal de Bridget Jones »

à défaut de cinéma, je serais devant ma télé <3


Gifs = once upon a time ; My hero academia ; le père noël est une ordure ; Big bang theory