Le monde enchanteur de Spira vit sous la menace constante de Sin, une entité maléfique qui dévaste tout sur son passage et n'inspire qu'effroi aux populations sans défense.
Incarnez Tidus - Jeune star du Blitzball - et Yuna - Talentueuse Invokeur - dans leur pèlerinage aux quatre coins de Spira. Leur quête a pour unique but de débarrasser le monde de son pire ennemi... Mais sont-ils prêts à en payer le prix ?
Seule l'Invocation Finale peut défaire Sin - La paix de Spira repose dorénavant entre vos mains.
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J’en ai vraiment assez de mettre des Final Fantasy dans la section « Je n’ai pas aimé » ! J’ai donc relancé une partie du dixième opus, ceci afin de rafraîchir ma mémoire et vous en parler, avec les yeux encore remplis d’étoiles… et de larmes !
Vous l’aurez compris, ENFIN, je vais vous présenter un bon Final Fantasy, quand bien même celui-ci partage les fans. D’un côté, beaucoup pensent qu’il est le dernier réel bon jeu de la saga, de l’autre, il y a les personnes convaincues qu’il est celui par quoi la déchéance a débuté.
Je pense que mon camp est vite trouvé !
C’est parti !
En réalité, il n’y a pas grand-chose à dire sur les graphismes de Final Fantasy X. Oui, ils ont vieilli maintenant, mais si on les remet dans le contexte de leur sortie, ils sont un exemple de la gloire de Square-Enix. À l’époque où ils repoussaient les limites des consoles. Le jeu est beau et les cinématiques magnifiques, avec un côté cinématographique encore plus poussé que pour les opus précédents et un passage du moteur de jeu aux cinématiques, très fluide. La version HD actuelle a bien lissé le tout sans pour autant détruire la direction artistique du jeu.
Le charadesign n’est pas en reste car chacun des personnages a son propre look bien défini. Même les passants ont des designs spécifiques, suivant le lieu d’où ils viennent. Alors oui, ce n’est pas infini, et on recroise souvent les mêmes personnes, mais c’est tout de même appréciable. J’ai vu passer beaucoup de critiques sur ce pauvre Tidus et son « short de bain ». Personnellement, je trouve sa tenue parfaite pour lui. Après tout, c’est un sportif professionnel venant d’un monde hyper technologique. Il est normal que ses vêtements jurent avec le reste du groupe.
Pour ce qui est des musiques, elles sont juste magnifiques. Chaque endroit que nous visitons nous embarque dans une ambiance sonore différente. Même le chant des priants – le chant religieux du jeu – change suivant le temple où vous vous trouvez. Et que dire de la chanson magique de la forêt de Macalania et de celle de l’introduction… certainement l’une de mes préférées, encore aujourd’hui.
Elle a même été mon réveil durant le collège !
L’histoire est, elle aussi, une réussite. Alors oui, tout est assez linéaire, et je regrette un peu l’absence de carte du monde comme les anciens opus. Néanmoins, cette linéarité est justement au profit de la narration. Durant plus de la moitié du jeu, il sera question de suivre un pèlerinage. Aller de temple en temple afin de vaincre la plus grande menace du monde de Spira. C’est par la suite, comme dans la majorité des Final Fantasy, qu’il nous sera possible de revisiter ce monde en toute liberté. Cela ne m’a donc pas énormément dérangé, d’autant plus qu’il est rempli de coffres, de scènes cachées et de secrets à découvrir !
L’histoire nous transporte donc dans le monde de Spira, et nous le découvrons à travers les yeux de Tidus – que le joueur contrôle – qui lui, vient d’un passé bien plus avancé technologiquement. Ce choix narratif nous permet d’obtenir les informations au fur et à mesure, le plus naturellement du monde. Ainsi, nous découvrons l’univers de Spira, à la fois magnifique, riche et émouvant, mais également sombre et dangereux. Je ne peux vous en dire plus ici, mais les rebondissements sont bien présents, rendant cette histoire plus intéressante d’heures en heures.
Je vous invite à la découvrir.
Les personnages jouables sont au nombre de 7, et nous rejoignent au fil de l’histoire. Ah ! Le bonheur de voir une véritable équipe dans une Final Fantasy !
Tidus est le personnage par lequel nous découvrons le jeu. Il est un regard neuf sur Spira. Au départ un poil égocentrique et insouciant, j’ai eu grand plaisir à le voir évoluer au fur et à mesure de l’histoire. Il essaie réellement de comprendre Spira, même s’il est souvent perdu par tout ce qui l’entoure. Malgré cela, il met tout en œuvre pour que Yuna et leurs compagnons passent un bon moment lors de leur voyage.
Yuna est un Invokeur à la destinée toute tracée. D’apparence naïve et trop gentille, elle cache au fond d’elle une véritable force. Les révélations qui sont faites lors de son pèlerinage ne la rendent que plus incroyable encore. Peu auraient eu une telle abnégation, ni la force de tout abandonner pour le bien du plus grand nombre.
J’ai eu plus de mal avec Wakka. Son évolution est certainement la plus intéressante et il est l’un des personnages les plus forts du jeu. Malgré cela, j’ai encore du mal avec lui à cause de son côté borné. Il en faudra beaucoup afin qu’il dépasse ses croyances et ses préjugés.
Lulu parle peu, mais quand elle le fait, ce n’est pas pour rien. Elle est la raisonnable du groupe, celle qui voit les choses de manière objective et pragmatique, mais aussi et surtout la protectrice de Yuna et la considère comme sa petite sœur. Sous son apparente sévérité et ses phrases acerbes se cache une jeune femme meurtrie qui apprend doucement à avancer vers l’avenir. Chose assez difficile dans le monde de Spira.
Je ne m’intéressais pas à Kimahri, lors de ma première partie. Il parle encore moins que Lulu et pour des phrases extrêmement courtes, tout en étant très peu expressif. Puis, en grandissant, j’ai appris à le comprendre et j’ai fini par beaucoup l’apprécier. Lui aussi a un passé compliqué, l’ayant forcé à fuir ses montagnes natales afin de prendre soin de Yuna.
Auron apparaît dès le début du jeu et, le moins que je puisse dire, c’est qu’il est le plus mystérieux de tous. Ancien gardien du père de Yuna, il est célèbre pour les habitants de Spira, mais n’en a cure. Il ne se focalise que sur une seule chose : le pèlerinage. Enfin, c’est tout du moins la première impression qu’il nous donne, car au fil du jeu, nous en découvrirons bien plus sur lui, sur son voyage avec le père de Yuna et celui de Tidus, ainsi que sur ses véritables intentions. C’est simple, sans lui, pas d’histoire ! Mais pourquoi ? Je vous laisse le soin de le découvrir.
Et enfin, la dernière de la bande : Rikku arrive en réalité assez tôt dans l’histoire, mais il faudra attendre un moment avant de la revoir. Je l’adore autant que Lulu car, là où la magicienne apporte classe et calme, Rikku, elle, souffle un vent d’air frais et joyeux au sein de la bande de gardiens. Mais ne vous laissez pas avoir par ses airs de jeune fille guillerette, car Rikku ne connaît que trop bien les horreurs de Spira et fera tout afin de protéger Yuna, mais également tous les habitants qui souffrent de cette situation. Elle est profondément généreuse, mais aussi très ingénieuse et intelligente.
Une ribambelle d’autres personnages secondaires ponctuent ce récit. Même qu’ils n’apparaissent que peu de temps, chacun d’eux a sa propre histoire et son caractère, les rendant tous attachants, ou détestables, mais pas oubliables. Même les chimères, qui ne sont pourtant que des invocations, m’ont émues lorsque j’ai appris leur véritable nature.
Anima a bien failli me faire pleurer !
Encore une fois, Final Fantasy X me ravit avec son gameplay. Alors, oui, se balader sur les chemins, c’est assez simple. Je parle là principalement de tout ce qu’il y a autour. Ce qui fait d’un RPG, un RPG : L’évolution par l’expérience !
Pas de niveaux ici. À la place, nous avons droit à un Sphérier… un IMMENSE Sphérier ! En gros, chaque monstre vous donne des PC (points de compétences) qui vous permettront d’avancer sur ce véritable labyrinthe et d’augmenter ainsi vos statistiques, mais également apprendre des compétences. Vous avez le Sphérier « simple » et le Sphérier « expert » qui est… bien plus grand encore !
Personnellement, je suis très friande de ce système. Alors, oui, si vous poussez le Sphérier à fond, vos personnages perdront les rôles qui leur sont attribués. Lulu pourra taper à 99 999 avec sa peluche et Auron tout défoncer avec de la magie. Néanmoins, pour en arriver là, il vous en faudra des heures de farm ! Et avant cela, chacun des personnages aura sa propre utilité au groupe : Tidus le rapide, Yuna l’Invokeur mais aussi la soigneuse, Wakka pour les ennemis volants, Lulu la mage noire, Kimarhi qui apprend les techniques des monstres, Auron qui détruit les carapaces des ennemis et enfin Rikku, la voleuse qui utilise les objets type grenades.
J’aime énormément que chacun ait son rôle à jouer car cela nous oblige à tous les utiliser en combat.
Et justement, le système de combat nous permet de faire évoluer nos personnages en même temps, sans le dilemme horrible de « qui prendre dans mon équipe ? ». Car oui, durant un combat, il vous sera possible de changer vos personnages autant de fois que vous le désirez ! Il faudra juste attendre que ce soit à votre tour de jouer (ah, le combat au tour par tour ! Tu me manques !) pour remplacer votre personnage par un autre. Il suffit que chacun fasse une seule action afin de récolter le même nombre de PC à la fin du combat.
Vous aurez également le système d’overdrive qui permet de déclencher des attaques dévastatrices à vos ennemis. Pour cela, rien de plus simple, il faut remplir votre jauge correspondante. Au départ, elle n’augmentera qu’après avoir pris des dégâts, mais suivant votre façon de jouer, il vous sera également possible de changer cela. Par exemple, Kimarhi remplira sa jauge en faisant des dégâts, Yuna en soignant et, pourquoi pas, Rikku après chaque tour commencé. Certains personnages, comme Tidus, Wakka, Kimarhi, Rikku et Auron, auront même la possibilité d’apprendre et d’utiliser plusieurs attaques overdrive différentes en remplissant certaines conditions.
S’ajoute à ce merveilleux système de combat, celui du craft. Car non seulement vous pouvez choisir les caractéristiques et les compétences de vos personnages, mais vous avez également la possibilité de modifier vos équipements, à l’aide de certains objets ! Ce système fonctionne d’ailleurs aussi pour les chimères qui pourront, ainsi, voir leurs caractéristiques gonfler et apprendre de nouvelles compétences. Vous aurez donc la possibilité d’avoir une Shiva plus résistante et puissante qu’un Bahamut qui lance des « Atomium » à tour de bras.
À vous de choisir ! Les possibilités sont infinies !
Vous devez vous dire que tout cela est parfait ! Et ça l’est, pour moi en tout cas (chacun ses goûts😉), mais les problèmes, pour moi, commencent avec le « endgame ». Une fois l’histoire presque finie et l’accès au monde ouvert, certaines quêtes secondaires sont possibles. Alors, le jeu en propose déjà quelques unes au fil de l’histoire, qui sont plutôt intéressantes et donnent un peu plus de profondeur au lore, mais celles de fin de jeu sont spéciales.
Déjà, elles peuvent s’avérer extrêmement difficiles, comme les chimères purgatrices, mais également assez rageantes, comme les armes ultimes…
En effet, afin de réussir à battre ces chimères spécifiques, il va vous falloir passer des heures et des heures à enchaîner les combats afin de booster vos caractéristiques au maximum ! Et je ne parle même pas du monstre secret de l’arène ! Certains adorent ce genre de choses. Ce n’est pas mon cas. Les combats en boucle, ça va quelques temps, mais pas pendant 6 jours non plus. J’ai donc rapidement abandonné cette idée.
Pour ce qui est de débloquer les armes les plus puissantes du jeu, c’est encore une autre galère, car il vous faudra, pour certaines, participer aux quelques mini-jeux disponibles… Et c’est un enfer ! Éviter 200 fois la foudre dans la plaine foudroyée, attraper ces satanés papillons dans la forêt de Macalania, faire un temps de 0:00 à la course de chocobos ou encore poursuivre des pampas dans le désert… Quelle tannée ! Et je préfère oublier les conditions pour l’arme de Wakka qui s’obtient… avec le Blitzball !
En réalité, difficile d’omettre ce point, car le Blitzball est présent tout le long du jeu. Nous débutons même l’histoire avec un match. En soi, l’idée d’une espèce de football se déroulant dans une bulle d’eau géante est intéressante et même plutôt cool… mais je n’ai jamais aimé y jouer. Déjà que je n’aime pas les jeux de sport, alors passer de longues heures à bouger des sportifs sur un terrain alors que je n’ai qu’une envie, continuer l’histoire qui me plaît tant… franchement… c’est chiant. Je n’ai pas d’autre mot. Je sais que beaucoup adorent cet ajout, et tant mieux pour eux. Ce n’est clairement pas ma tasse de thé. Je me cantonne donc au match obligatoire de l’histoire (Très difficile à gagner, par ailleurs, ce qui rend la chose encore plus frustrante ! Mais j’ai tout de même ratatiné ces saleté de Lucas Goers ! Bien fait !) et après, je n’y touche plus jamais !
La cinématique d’intro donnait tellement envie pourtant...
Selon moi, Final Fantasy X est bien le dernier exemple du savoir-faire de Square-Enix avec cette saga. Il nous offre une histoire riche et émouvante, des personnages attachants qui évoluent en même temps que nous découvrons ce monde incroyable. Le gameplay est innovant tout en gardant son côté stratégique et en nous offrant ses clins d’œil habituels (Cid, les pampas, les mogs, Shiva, Ifrit et Bahamut, Biggs et Wedge, etc.).
Je ne me lasse pas d’y rejouer et, si vous ne l’avez pas encore découvert, je vous enjoins à le faire ! En espérant que vous passerez, vous aussi, un aussi bon moment que moi sur les terres de Spira.
Mon seul regret est peut-être cette fameuse scène post-générique qui nous emmène vers une suite… une suite qui n’est malheureusement pas à la hauteur de Final Fantasy X.
Je vous y emmène quand même !
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5 points positifs :
- Les personnages
- L’histoire et l’univers
- Le gameplay
- Le sphérier
- Les musiques
5 points négatifs :
- Le Blitzball
- Les mini-jeux
- Le manque de map à l’ancienne
- Le farm obligatoire pour le contenu end-game
- La scène bonus cliffhanger
Gifs : Final Fantasy X ; Final Fantasy X-2 ; Final Fantasy X - Yuna ; Final Fantasy X - Wakka


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