Malgré une romance assez classique, l’histoire que nous réserve tout de même quelques rebondissements assez plaisants qui nous tiennent en haleine jusqu’à la fin du roman.
De plus, le roman est ponctué de plusieurs annotations qui nous en apprennent plus sur cette période de notre histoire. Sans alourdir le texte ni être obligatoire à la compréhension de l’histoire, ces petites précisions donnent un contexte historique plus précis ainsi que quelques anecdotes intéressantes sur ce siècle. Le fait de croiser quelques personnages historiques m’a aussi plu et a rendu cette histoire plus « réelle » car ancrée dans quelque chose de concret et ayant réellement existé. Il est toujours difficile d’écrire sur une période que l’on ne connaît pas et force est de constater que l’auteur a fourni un gros travail de recherche pour rendre son histoire la plus plausible possible.
- Élisa, tout d’abord, est une jeune fille bien sous tous rapports. J’ai trouvé un peu dommage de la voir aussi effacée quelquefois mais son éducation explique son caractère quelque peu soumis. Néanmoins, sa passion pour la musique, son combat pour s’intégrer et d’autres petites choses que je ne peux pas dire car cela arrive au milieu et à la fin du roman, m’ont bien plu et j’ai beaucoup aimé cette évolution du personnage.
- Edward est l’homme parfait. Un peu trop pour moi. Il plaira sans nul doute à beaucoup de lectrices mais, à titre personnel, je préfère les hommes avec plus de défauts et de nuances. Je l’ai tout de même trouvé touchant et bien en avance sur son époque à bien des égards.
- Alice… Que j’ai détesté cette gamine dès sa première apparition ! Vous voyez Amy dans « les quatre filles du docteur March » ? c’est un ange à côté d’Alice ! Elle est capricieuse, manipulatrice, mesquine… Elle aurait mérité bien des claques tout au long du roman !
- J’ai parfois trouvé les parents d’Élisa un peu trop laxiste (notamment envers Alice et le cousin Paul) et parfois très réfléchis (notamment vers le milieu du roman). Dans l’ensemble, je les aime bien. Ils sont maladroits mais font tout pour le bonheur de leurs enfants.
- Un petit point spécial pour les frères d’Élisa que j’ai trouvés adorables, quoique trop parfaits, tout comme Edward. J’aurai volontiers craqué pour un petit colérique dans le lot hihi
- Enfin mon préféré, qui n’apparaît que très peu mais qui m’a marqué : le capitaine Lebel. Un homme bourru, authentique et adorable, marin respecté au cœur tendre. Je l’ai adoré dès le départ et j’aurais voulu en savoir un peu plus sur lui, sur son histoire qui m’a l’air tragique et sur son amour naissant avec la belle guérisseuse.
« Élisa et la musique de l’âme » est donc, de mon point de vue, une bonne initiation à la romance historique. On passe un bon moment aux côtés d’Élisa. C’est un roman qui se lit vite mais avec plaisir, je vous le conseille donc si vous aimez ce genre de romance (ou si vous désirez vous y mettre !).
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