Les MacKintosh, Tome 1 : Un secret à travers le temps

Depuis longtemps, Laetitia rêve de découvrir l'Ecosse. Quand elle entreprend enfin le voyage, cette jeune étudiante, orpheline, adepte des sports de combats est loin de se douter qu'il l’emmènera aussi loin ; jusque dans les bras de Darren, ce beau chef guerrier highlander, au XVIe siècle !

Dès qu'il aperçoit cette belle inconnue, Darren, laird du clan MacKintosh, est subjugué. En même temps, il est abasourdi. Comment cette délicieuse créature, aux origines obscures et aux expressions si étranges, peut-elle être si effrontée dans ses manières ? Et que dire de ses tendances à jurer et à se battre aussi bien que ses guerriers ?

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Oh les jolies reprises d'idées que voilà ! Mais c'est raté. Trop mélanger d'ingrédients provenant d'autres romans, donne une lecture indigeste. Si vous voulez lire de bons livres sur les voyages temporels dans les Highlands, je peux vous donner des titres : Une passion hors du temps de Karen Marie Moning, le cercle blanc de Nora Roberts, Outlander de Diana Gabaldon, La saga des enfants des dieux de Linda Saint Jalmes. (surtout Terrible Awena, mon chouchou dont toutes les idées de bases ont été reprises ici!!!) 
L’évolution de l’histoire - même si on inter-change quelques éléments - le contexte, la relation des personnages, sont honteusement réarrangés de son écriture brouillonne (Là, je parle de J. Dauge). Le talent n’est pas donné à tout le monde, malheureusement, et c'est prendre les fans et lecteurs pour des truffes en pensant que cela ne nous sauterait pas aux yeux !
Mais je reviendrai sur ça tout à l’heure… restons calme et Keelah se'lai.
Ou tequila se'lai, selon votre préférence

Rien que le prologue est difficile à lire !! Cette pseudo légende d’un couple à la « Roméo et Juliette » est décrite trop rapidement, on a l’impression que tout se passe en une journée. Ça manque cruellement de profondeur et d’intérêt. 
Non, non, Léo, une Anderson

Tout le roman est désordonné, avec des répétitions à la pelle, des ponctuations inexistantes ou très mal utilisées et des erreurs de syntaxe qu’un élève de 5e ne commettrait pas. 
Les temps se mélangent. Tantôt le texte est au présent, tantôt au passé, on ne sait plus trop où on en est. 
Le roman est très mal rythmé. On ne cesse de passer du point de vue d’un personnage au point de vue d’un autre. Si bien que, dans un chapitre, on revit plusieurs fois la MÊME scène ! Et ce, jusqu’à la fin du roman, ce qui est franchement lassant et rébarbatif (reprise d'idée du film « un jour sans fin »?).
Les noms sont répétés, encore et encore... C’est bon, j’ai compris comment se nommait chacun des personnages ! Un petit synonyme par-ci, par-là, serait le bienvenu. 
  
T'as raison Arthy, une virgule ça change tout.

Les personnages utilisent des expressions et mots bien trop modernes pour leur époque (je ne suis pas certaine que « ta gueule », « trucs », « stupide » ou encore « elle nous a mis hors-jeu », était très repandus XVIe siècle) et les « putains », « couilles », « connards » et autres joyeusetés vulgaires fusent à tout bout de champ et sans raison. 
Même au centre du récit on retrouve des abréviations telles que « appart », « direct » (au lieu de directement), « mimi » et « petit-déj’ » ou des mots trop familiers comme « cool » ; « genre » ; « gars » ; « foutre » ; « potes » ou encore « quoi » et « n’empêche » (en début de phrase pour ces derniers). Cela ne se fait tout simplement pas ! Hormis pour un roman type journal intime, où le point de vue est à la première personne. Là on parle du récit, de la narration ! Même pour un roman jeunesse, il faut savoir écrire de façon un minimum soutenue. 
Comment un roman a-t-il pu être validé dans cet état ? Il faut encore le passer sous les yeux experts d’un correcteur, ce n’est pas possible de le laisser ainsi ! Et encore, n'étant pas une pro, J'ai dû en oublier !
On se croirait sur NRJ12...

Il n’y a aucune (ou très peu = merci wikipédia) recherche sur la culture celtique et sur le XVIe siècle. 
« Och » par exemple, est une exclamation comme « oh » ou « ah », cela ne signifie pas du tout « oui » (la véritable traduction est « aye » ou « tha »). Elle traduit « mon chéri » par « a stor » (sans l'accent sur le o en plus) alors qu’en gaélique écossais mon chéri se dit « leannan » (« a stòr » signifie « a = que/de/sa/son/à/a/vers et stòr = boutique » en gaélique écossais) - Bizarrement, ces erreurs sont les mêmes que dans le roman de Nora Roberts (voir le début de la chronique)… - « Mon cœur » devient « a chroi » (qui signifie bien « mon cœur », mais en gaélique irlandais), or, la véritable traduction en gaélique écossais est « mo chridhe ». 
Apparemment, dans ce clan, ils sont en avance de plusieurs siècles, car, au XVIe siècle, l’Écosse n’utilisait pas le calendrier grégorien, mais le calendrier julien. Le calendrier grégorien n’existait pas du tout à cette époque, dans aucun autre pays du monde d’ailleurs, car il fut adopté à partir de 1582 et seulement en 1752 pour la Grande-Bretagne et colonies (dont l’Écosse). Cette recherche m’a pris 5 min (J. Dauge aurait dû faire pareil au lieu de choisir, encore, la facilité), ce n’était pas si difficile. 
Une célébration celtique (Beltane) sur le renouveau et l’ouverture des activités diurnes (reprise de la chasse, de la guerre, des conquêtes pour les guerriers, début des travaux agraires et champêtres pour les agriculteurs et les éleveurs.), devient une fête avec pour thème principal le sexe... On s’est pas un peu perdu quelque part ??? (Attendez, stop, je dois revenir sur un point, il y avait un curé dans le roman J. Dauge, et il autorise Beltane ??? Une célébration païenne???) je me comprends…. 
Enfin, les sous-vêtements, comme on l’entend de nos jours, n’existaient pas. Donc, soit l’héroïne porte les mêmes sous-vêtements depuis le début et c’est écœurent, soit elle en a fabriqué d’autre, mais ceci n’est pas précisé du tout (Là, elle a oublié de reprendre l'idée d'une autre auteur, ou alors, ça aurait semblé louche qu'une couturière fasse des sous-vêtements à son héroïne, comme c'est écrit dans Terrible Awena de LSJ). Et dernière explication : comme pour le reste, l’auteur ne s’est pas renseignée et « YOLOOOOO » !!
jolie fessier, ma boutique... 

L’histoire est affreusement manichéenne. Il n’y a aucune profondeur, aucune nuance, aucun rebondissement. Ce sont les vilains pas beaux Anderson contre les beaux, puissants, sexy et gentils Mackintoshs... ­
De plus, ça parle de sexe, encore et encore, à croire que la pensée de chaque protagoniste n’est tournée que vers cela. Ils ont clairement le feu aux fesses et l’auteur insiste bien lourdement là-dessus. Je me suis presque attendu à une partouze géante... Sérieusement, un homme peut être devant une femme splendide sans pour autant sentir le sang lui monter dans les parties intimes et inversement. Un peu de romantisme, pitié ! Même un pauvre arbre devient un symbole phallique ! 
Et puis les scènes de sexes sont crûes et vulgaires, en plus de n’être franchement pas réalistes (manque d'une reprise d'idées du Kamasutra). 
Un petit résumé du roman. Cadeau. ça me fait plaisir. 

Et puis il n’y a aucune réelle explication sur le voyage temporel qu’a effectué l’héroïne. Lorsque, enfin, on pense en avoir une, la sorcière nous lance un magnifique « ta gueule, c’est magique » (pas textuellement, mais c’est tout comme et c'est pour rester dans le ton). 
Je sais pas pourquoi, il m'inspire pas confiance... 

L’héroïne est vulgaire et a des réactions vraiment contradictoires... Elle refuse de passer à l’acte, mais n’hésite pas à faire « touche-pipi » avec qui le veut (qu’elle le connaisse ou non d’ailleurs) pour « une bonne jouissance »... Ses pensées ne sont que fantasmes et « vas-y attache-moi et fais ce que tu veux de mon corps », mais dés qu’un homme ose lui faire une réflexion (même pour rire) ou poser un regard trop insistant sur elle, elle le qualifie automatiquement de gros pervers et le traite de tous les noms (voire la liste de mots en début de chronique)... il faudrait peut être savoir ce qu’elle veut. 
Elle est également grossière et violente, avec un passé de droguée (oui, les « défonces d’enfer » j’imagine que ce n’est pas des parties de cluedo et j’ai beaucoup de mal avec une héroïne ayant vécu cela, mais ne le regrettant pas du tout... le considérant même comme une chouette anecdote !). J’imagine que l’auteur a voulu une héroïne (pourquoi pas Cannabis… plutôt qu'héroïne dans ce cas) forte et indépendante, voir légèrement impertinente, mais... c’est raté. 
Annie aime les sucettes...

J’aurais, à la limite, pu passer outre tout cela (et encore, difficilement) si l’histoire avait été originale et intéressante. Or, comme je le disais au tout début de ma chronique, il y a beaucoup trop de similitudes avec d'autres romans dont en particulier Terrible Awena ! (Et oui, je me revendique fan, de la première heure en plus !) À croire que Mme J. Dauge n’a aucune imagination... 
Tout comme T. A. (Terrible Awena), l’enfant (qui possède une étrange marque de naissance comme les enfants d'Awena) est envoyé dans le futur à cause d’une prophétie (comme dans T. A.) ; l’héroïne traverse le temps à travers un cromlech, tout en pensant à son âme sœur (comme dans tous les romans des auteurs cités plus haut et dans T. A.) ; elle a la vingtaine et est toujours vierge (enfin, personne n’a cassé l’hymen, disons ( comme dans T. A. ) ; elle est envoyée devant le Laird (imposant et séduisant homme aux cheveux noirs au physique similaire à Darren de Terrible Awena, ouais, les deux lairds ont le même prénom en plus), saucissonné et incapable de bouger (comme dans T. A.) ; le laird qui la rejoint après l’entraînement… (Félicie… aussi ! Vous ne l'avez pas vu venir celle-là, hein ?) ; il l'a menacée de lui mettre une fessée (comme dans T. A.) ; il la surnomme « furie en jupon » (énergumène en jupon dans T. A.) ; la fête religieuse celtique ; le lac au milieu de la forêt (le lieu est « la cascade des faës » dans T. A.); l’enterrement de vie de jeune fille (rare de lire ça dans un historique et idée déjà présente dans Terrible Awena, un passage mémorable et désopilant… idée encore reprise par J. Dauge, sans l'humour et avec une petite touche vulgaire en plus) ou encore la sorcière un peu à l’écart du clan, mais indispensable à celui-ci… (qui ne pense pas à BARABAL de Terrible Awena ? Même si ma sorcière préférée est unique hihi)
Les prénoms sont LES MÊMES que dans Terrible Awena et ses suites : Ian ou Iain (dans T. A. le grand-père de Darren), Darren (Le laird, comme dans T. A.), Logan (il est le veilleur dans T. A. et futur gendre de Darren), Blaine (le forgeron dans T. A.), Duncan (le petit garçon au retour d'Awena dans le cercle dans T. A.)... Ce n’est pourtant pas les prénoms écossais qui manquent ! J’ai même un site pour en trouver des sympas si Mme J. Dauge souhaite devenir originale dans son prochain roman. 
Et pour finir, la couverture elle-même ressemble étrangement à Terrible Awena, surtout la première édition, que j'ai : Les couleurs bleues, le cromlech et la mise en page. 
  
Ni vu, ni connu...

Bref, je ne recommande ABSOLUMENT pas ce livre. C’est l’exemple type de ce qu’il ne faut pas faire pour écrire un roman ! Toutes ces idées de base, en si grand nombre, ça ne passe pas inaperçu !!! Si vous êtes curieux/curieuses, demandez à un ami de vous le prêter ou achetez-le d’occasion à 1 € sur le net (et encore, c’est trop cher payé !), mais ne dépensez pas des fortunes pour ça... Ce serait perdre votre temps et votre argent.
En fan de KMM, Diana Gabaldon, Nora Roberts, et surtout, (et très fière de le dire) de ma chouchou AWENA de Linda Saint Jalmes. Tout est véridique, ceux qui connaissent ces romans et Terrible Awena le savent. J'ai décidé d'en parler pour que ce genre de comportement ne passe pas à la trappe !!! 
Trappe, trap, vous avez compris ? ok... je sors...

Gifs = Mass effect 3 ; Roméo et Juliette ; Kaamelott ; Les anges de la télé réalité ; Braveheart ; What the cut ; Shia labeouf  ; Katy Perry ; Raiponce (Disney) ; Star wars. 

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